ENERGIE

La ministre Tinne Van der Straeten (Groen !) offre 10 ans de plus à deux réacteurs nucléaires

La ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten (Groen!) et le PM, Alexander De Croo (Open VLD). BELGA

Dans une note déposée au conseil des ministres restreint de ce mercredi, la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen !) propose de prolonger les plus récents réacteurs nucléaires, Doel 4 et Tihange 3 jusqu’en 2035, alors qu’ils sont censés s’éteindre en 2025. Parallèlement, elle propose  un large plan d’accélération de la transition énergétique de 8 milliards d’euros pour développer davantage les énergies renouvelables et réduire la dépendance de la Belgique aux énergies fossiles. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) avait ouvert la porte à la prolongation des deux réacteurs, mis en service en 1985. Mais moyennant de nécessaires travaux dont le coût pourrait s'élever à au moins un milliard d’euros, d’après le propriétaire, Engie/Electrabel. Reste à savoir si prolonger les deux réacteurs sera suffisant pour garantir l’indépendance énergétique de la Belgique.

Le compte à rebours avait déjà commencé, mais les choses se précisent. Selon nos confrères de la RTBF, le conseil des ministres restreint a examiné une note de la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen !) relative au dossier du nucléaire. Elle propose de prolonger la durée d’exploitation des deux plus récents réacteurs nucléaires, soit Doel 4 (puissance de 1.039 Mégawatts/MW) et Tihange 3 (1.038 MW), mis en service en 1985 (1er juillet pour Doel 4 et 1er septembre pour Tihange 3). « Le projet de loi relatif à la prolongation de la centrale de Doel 4 et/ou de Tihange 3 jusqu’au 31 décembre 2035 au plus tard sera approuvé en première lecture lors du conseil des ministres de fin mars », lit-on dans la note. Ce faisant, la ministre Van der Straeten offre 10 ans de vie supplémentaires aux deux réacteurs nucléaires, car il était prévu dans le calendrier établi dans le cadre de la loi de sortie du nucléaire de 2003 que ceux-ci arrêteraient en 2025.

Après avoir bataillé pendant des semaines, voire des mois, contre cette prolongation du nucléaire, la ministre écologiste néerlandophone, accepte, à l’instar de toute la famille des Verts belges, une option devenue inéluctable au regard de la nouvelle donne imposée par la guerre en Ukraine. Par ailleurs, l’Europe a finalement intégré le nucléaire dans sa taxonomie des projets d’investissements « verts » et susceptibles de bénéficier de subventions européennes. De plus, les projets de centrales au gaz mis en avant par la ministre Van der Straeten sont aujourd’hui en difficulté pour diverses raisons : elles sont émettrices de CO2 et l’obtention de leurs permis est loin d’être garantie ou ceux-ci font l’objet de recours au conseil d’Etat.

Vous voulez lire la suite de cet article ?

Cet article premium
est réservé à nos abonnés.

Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous

Pas encore abonné ?
Abonnez-vous
à L Post pour promouvoir la pluralité de la presse. L-Post n’est financé par aucun grand groupe et dépend uniquement des lecteurs. Informer avec rigueur et indépendance a un coût.

Soutenez L Post et le journalisme indépendant : BE85 0689 4115 0106