Ce mardi, le Parlement européen votera la première étape du plan d’action européen pour l’agriculture biologique. « De nombreux points positifs sont à retenir de ce rapport, comme des mesures visant à stimuler la demande d’aliments biologiques tout en assurant la confiance des consommateurs et en préservant la rentabilité future du marché biologique de l’Union Européenne, ou encore la mise en place d’un système européen harmonisé pour la certification des intrants destinés à l’agriculture biologique » se réjouit Marc Tarabella, eurodéputé PS en charge de l’Agriculture.
Le plan d’action européen pour l’agriculture biologique consiste en une approche en trois chapitres visant à encourager la production et la consommation de produits biologiques dans l’ensemble de l’Union européenne. Encourager la consommation par des produits bio, accroître la production par l’intervention de la nouvelle PAC pour encourager la conversion en bio, continuer d’améliorer la durabilité du secteur par la réduction de l’empreinte climatique et environnementale, renforcer la biodiversité génétique, augmentation des rendements, utilisation plus efficace des ressources, garantie de la disponibilité de semences bio, réduction de polluant.
Tous ces outils doivent permettre, au final, d’atteindre l’objectif de 25 % de terres agricoles consacrées au bio d’ici 2030, initialement prévu dans la politique alimentaire phare de l’UE : la stratégie « de la Ferme à la Fourchette ».
« Soulignons également que l’agriculture biologique est un élément central d’une politique européenne tendant vers des systèmes alimentaires plus durables. Nous rappelons également l’importance de la stratégie « de la ferme à la table » qui représente une réelle plus-value pour l’agriculture européenne et pour l’environnement », explique Marc Tarabella.
Et de poursuivre, « toutefois, je déplore que le Parlement européen ne soutienne pas le chiffre de 25% de surfaces bio d’ici 2030. Certes, le rapport souligne l’importance d’accroître le nombre de terres consacrées au bio mais sans reprendre un objectif précis, quantifié. C’est potentiellement la porte ouverte pour les États membres pour qu’ils se contentent de faire un peu mieux, sans plus ».
La Commission européenne a posé deux objectifs forts en début de mandat : la réduction de 50% de pesticides, et l’engagement européen d’atteindre 25% de surfaces bio à l’aube de 2030.
« Je constate qu’aujourd’hui, la droite européenne, conservatrice et libérale tente par tous les moyens d’empêcher cela », regrette l’eurodéputé socialiste.
« Ils veulent postposer la réduction de pesticides et effacer des textes tous les objectifs environnementalistes des projets européens dont fait partie le fameux chiffre de 25%. Le combat pour l’intérêt général continue donc. Nous resterons vigilants à ce que le plan final pour l’agriculture bio soit une plus-value pour le secteur agricole, mais aussi pour l’environnement et la santé » conclut-il.
Dossier à suivre.
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