SOCIETE

Près de 30% des travailleurs risquent un burn-out

Selon une étude menée par Securex et la KU Leuven, le nombre de travailleurs belges au bord du burn-out est passé de 8% à 13% (+60%) depuis mars 2020 soit 28,5 % des travailleurs sont concernés.  Par rapport à la période précédant la crise du coronavirus (2018-2019), le nombre de travailleurs présentant un risque sérieux de burn-out a augmenté de 61,4%.  Les facteurs et caractéristiques professionnelles critiques responsables de plaintes de burn-out se sont détériorés soit la charge émotionnelle, l’intensité du travail, les contraintes personnelles, l’insécurité de l’emploi et les conflits de rôles. Cette étude est la toute première enquête à utiliser l'outil d'évaluation du burn-out, Burnout Assessment Tool, sur un échantillon représentatif de travailleurs en Flandre et en Wallonie.

Les recherches de Securex révèlent que le risque de burn-out a fortement augmenté au cours des dernières années 28,5% des travailleurs belges sont exposés à un risque de burn-out. Près de la moitié (13,4%) d'entre eux sont déjà plus que probablement épuisés et au bord de l'épuisement professionnel. Ce dernier groupe de travailleurs à risque élevé de burn-out a augmenté de pas moins de 61,4% au cours de la période Covid.

La crise sanitaire a laissé des traces

Ces conclusions résultent d’une étude menée par Securex, partenaire en matière d’emploi et d'entrepreneuriat, qui a collaboré avec la KU Leuven sur la base du Burnout Assessment Tool. Cette étude a également révélé que cinq caractéristiques professionnelles spécifiques sont à l’origine de 41% de toutes les plaintes de burn-out. « Cette étude nous rapproche aujourd'hui de la possibilité de déchiffrer le code du burn-out », déclare Hans De Witte, professeur de psychologie du travail à la KU Leuven. ​ ​

Selon la définition la plus récente de la KU Leuven, les principaux symptômes du burn-out sont l'épuisement physique et mental, la perte de contrôle cognitive et émotionnelle et l'éloignement mental du travail. Sur base du Burnout Assessment Tool (BAT) de la KU Leuven, Securex a étudié les dernières évolutions du risque de burn-out et les facteurs qui influencent l'apparition de ce dernier.
Il s'agit de la toute première enquête avec cet outil d'évaluation du burn-out sur un échantillon représentatif de travailleurs en Flandre et en Wallonie.

Alors que le risque de burn-out concernait déjà 23,8% des salariés en 2018 et 2019, le risque de burn-out a encore augmenté et est passé à 28,5% à l'automne 2021. Ce pourcentage inclut notamment les travailleurs qui ne sont pas absents du travail mais courent un risque accru, ainsi que ceux qui sont au bord du burn-out et pourraient s’absenter à tout moment.

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