Lors du rachat de l’ex-ArcelorMittal Ringmill en mars 2020, des voix se sont élevées pour alerter sur le sort qui pourrait être réservé à Halo Steelrings (80 travailleurs). Elles mettaient en avant le fait que le repreneur, Callista Private Equity, avait un tableau de chasse et des résultats qui ne plaident pas en sa faveur. En juin 2020, le député wallon, Olivier Biérin (Ecolo) relayait les inquiétudes du bourgmestre de Seraing (Francis Beckaert/PS) et des syndicats sur le sort qui pourrait être réservé à l’entreprise sérésienne. Il avait posé, à cet effet, une question orale au ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR). En effet, des entreprises rachetées par le fonds en France, en Belgique et en Allemagne ont finalement mis la clé sous le paillasson. Le fonds allemand n’aurait pas tenu ses engagements d’investissement dans les outils acquis pour les moderniser et les rendre compétitifs. Callista discute actuellement avec le groupe automobile français, Renault, pour racheter sa Fonderie de Bretagne, mais des interlocuteurs doutent de la promesse du fonds wallon de rétablir l'équilibre du fabricant de pièces automobiles à l'horizon 2025.
Cédée, il y a un peu plus de 2 ans, au fonds d’investissement allemand, Callista Private Equity, l’ancienne entreprise ArcelorMittal Ringmill est aujourd’hui à la croisée des chemins. On ne peut pas dire que son repreneur allemand a accordé au dernier maître des forges wallon, spécialisé dans la production de bagues laminées sans soudure pour l’énergie renouvelable et le ferroviaire, l’attention et les investissements nécessaires pour moderniser les outils. Il était aussi question de rendre l’entreprise plus compétitive. Deux ans plus tard, il n’est en rien et c’est l’inquiétude chez les travailleurs directs et les sous-traitants. En mai 2020, l’arrivée de Callista aux commandes de l’ex-ArcelorMittal Ringmills n’avait pas suscité un enthousiasme délirant. Car, le fonds allemands traîne derrière lui une réputation qui n’est pas très rassurante. « Les syndicats et le bourgmestre de Seraing sont inquiets, car le plan industriel ne leur sera expliqué que dans six mois. L’épisode de la société sérésienne ESB, vendue au holding allemand GMH, ensuite cédée à une coquille vide et conduite à la faillite, est toujours dans les mémoires. Certains craignent un scénario semblable pour la société Ringmill, prochainement rebaptisée Halo Steelrings, d’autant plus que GMH a revendu par le passé une de ses filiales à Callista », redoutait le député Ecolo, Olivier Biérin, dans une question orale posée le 4 juin 2020 au ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR).
Exemples de reprises d’entreprises non concluants
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