Début août, les agents des Douanes de Dunkerque ont démantelé un colossal trafic de contrefaçons de cigarettes. Ils ont saisi près de 14 tonnes de tabac d'une valeur estimée à 6,95 millions d'euros. En mars dernier, c’est plus de 15 tonnes qui avaient été saisies par les services de recherche des Douanes belges cette fois dans un vaste entrepôt désaffecté d’Auvelais, en région namuroise. Les produits de contrefaçon les plus achetés en Belgique sont les vêtements et les accessoires, suivis par les dispositifs électroniques et les cigarettes. Mais, aucun secteur n'est épargné. Cette criminalité profite également de la pénurie de produits et de matériaux depuis le début de la crise sanitaire, une situation accentuée par la guerre en Ukraine. Le marché du faux prospère sans frontières. Il génère annuellement 464 milliards de dollars. Chaque année l’équivalent de 121 milliards d’euros de produits contrefaits entre en Europe. Il existe aussi un lien entre crime organisé et corruption qui mène au terrorisme et à son financement, selon une évaluation menée à l'échelle européenne sur la menace posée par les atteintes à la propriété intellectuelle (Intellectual Property Crime Threat Assessment).
La contrefaçon passe souvent au second plan des priorités après le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains ou encore le trafic d'armes. Et pourtant, si un secteur a bien sorti son épingle du jeu de la crise sanitaire, c'est celui des produits de contrefaçon, comme le démontre une évaluation, menée à l'échelle européenne, sur la menace posée par les atteintes à la propriété intellectuelle (Intellectual Property Crime Threat Assessment), et réalisée conjointement par Europol et l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO).
Une source illicite de financement
La part des contrefaçons dans les importations de l'Union européenne s'élèverait aujourd'hui à 5,8 % selon l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Luxe, électronique, robotique, industrie pharmaceutique, jouets, le marché du faux, sont les produits concernés. Ils représentent, à l'échelle mondiale, à 464 milliards de dollars par an. La contrefaçon n'épargne aucun secteur. L'économie européenne perdrait chaque année 83 milliards de ventes avec, pour effet indirect, la perte de 670.000 emplois et une perte d'impôts et de cotisations sociales évaluée à 15 milliards d'euros.
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