En réaction à la sortie de presse des dirigeants de Liège Airport, les responsables du Comité Liège Air Propre (CLAP) dénoncent une opération de marketing et disent ne se faire guère d’illusion sur leur recours contre le permis d’environnement accordé à l’aéroport liégeois. Ils estiment que la limite de 50.000 mouvements imposés par an est illégale et reprochent aux dirigeants de Liège Airport de ne pas avoir réalisé une étude d’incidences de leur master plan. Ils posent une série de questions, notamment sur les caractéristiques sonores des avions atterrissant à Liège Airport, le nombre réel d’emplois et pourquoi l’aéroport veut dépasser les 50.000 mouvements par an ?
Le permis d’environnement octroyé à Liège Airport ne contente aucune des parties prenantes impliquées dans le développement de l’aéroport liégeois. Les responsables du Comité Liège Air Propre (CLAP) ont réagi vendredi 14 octobre au soir à la conférence de presse organisée la veille par les dirigeants de Liège Airport. Ceux-ci dénonçaient deux conditions imposées par le permis d’environnement, lesquelles, d’après eux, entraîneraient un déclin de l’aéroport et la suppression de 5.000 emplois directs et indirects. Sans oublier l’adieu aux 9.000 autres emplois que leur projet d’investissement de 600 millions aurait permis de créer. Les deux conditions dénoncées par les dirigeants de l’aéroport de Liège-Bierset sont la limite maximale de 50.000 vols d’avions par an fixée par le permis et l’indicateur de quantité de bruit d’avions pendant les mouvements de nuit (entre 23h et 6h du matin).
La probabilité que le Gouvernement wallon tienne compte de nos remarques objectives est quasi nulle, tant après 30 ans d’errements, il risquerait de perdre la face en reconnaissant que ce projet a été développé sur base de mensonges.
32.064 vols d’avions par an au lieu de 50.000
Pour le CLAP, l’association de citoyens opposés au développement de l’aéroport liégeois, la limite des 50.000 vols par an est illégale. « La limite aurait dû être fixée à 32 064 (vols d’avions, ndlr) si on considère que l’EIE (étude d’incidences environnementales, ndlr) 2022 a étudié correctement les incidences du projet pour l’année de référence choisie par Liège Airport (l’année 2019), voire 41 683 avec la tolérance usuelle de 30 %, tolérance qui, si elle est dépassée, oblige le demandeur à réintroduire une nouvelle demande de permis et donc à refaire une EIE également », insistent les responsables du CLAP. Ils reprochent aussi à l’aéroport de ne pas avoir réalisé une étude d’incidences dans le cadre de leur master plan 2040 et relèvent que l’Agence wallonne de l’air et du climat (Awac) avait aussi épinglé cette absence dans son avis.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Cet article premium
est réservé à nos abonnés.
Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous
Pas encore abonné ?
Abonnez-vous
à L Post pour promouvoir la pluralité de la presse. L-Post n’est financé par aucun grand groupe et dépend uniquement des lecteurs. Informer avec rigueur et indépendance a un coût.
Soutenez L Post et le journalisme indépendant : BE85 0689 4115 0106