TERRORISME

Policiers attaqués aux coups de couteau : des députés accusent les ministres de vouloir se protéger

La ministre Annelies Verlinden et son homologue Vincent Van Quickenborne lors de leur audition lundi 14 novembre en commissions. BELGA

Après leur audition, lundi 14 novembre, en commissions réunies de la Justice et de l’Intérieur, les ministres Vincent Van Quickenborne (Open VLD) et Annelies Verlinden (CD&V) n’ont pas totalement éclairé la lanterne des députés sur plusieurs aspects du drame qui a coûté la vie à un jeune policier jeudi 10 novembre. « On nous oppose le secret de l’instruction pour différents aspects du dossier, alors qu’on nous a exposé tout ce qui s’est passé dans le commissariat. On a l’impression qu’ils se protègent entre eux. Ils nous expliquent qu’il n’y avait pas d’autres alternatives, alors que l’article 327 du code pénal permet une mise en détention préventive pour menace terroriste », interpelle la députée Vanessa Matz (Les Engagés) qui rappelle qu’en un an, il y a eu 639 cas de violence contre les policiers classés sans suite, ce qui met à mal, d’après elle, la tolérance zéro mise en avant par le ministre Van Quickenbonrne. Elle révèle que d’autres situations similaires au drame de jeudi se seraient produites à Schaerbeek et à Bruxelles (menace terroriste) et que les auteurs ont été privés de liberté. Le député Eric Thiébaut (PS) et son homologue du MR (parti membre de la majorité au Fédéral), Philippe Pivin, partagent l’insatisfaction de Vanessa Matz. D’autres auditions sont attendues notamment celles du parquet et de la zone de police de Schaerbeek.

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