JUDICIAIRE/POLITIQUE

Kazakhgate : « en condamnant Georges Gilkinet (Ecolo), la Cour de cassation confirme une ligne claire »

Le Vice-Premier ministre, Georges Gilkinet (Ecolo) nie l'évidence du conflit d'intérêt au sein de son cabinet et contribue ainsi à saper le crédit du politique auprès du citoyen. BELGA

Pour le constitutionnaliste de l’Université de Liège, Christian Behrendt, l’arrêt de la Cour de cassation confirmant une décision de la Cour d’appel de Liège condamnant l’actuel vice-Premier ministre, Georges Gilkinet (Ecolo) s’inscrit dans la ligne d’un autre arrêt rendu par la haute cour en 1904 (arrêt Crombez). Il estime que l’article 58 de la Constitution garantit une immunité parlementaire totale à un député quand il s’exprime dans l’hémicycle, mais ne l’autorise pas à dire n’importe quoi dans l’espace public, car il est question d’égalité des citoyens. « Plus la protection est grande, plus il faut réduire son champ d’application pour éviter des dérapages et garantir l’égalité des citoyens », nous a confié Christian Behrendt. Il n’est pas favorable à une révision de l’article 58, car, d'après lui, ce sera difficile de mettre une limite. A l’époque où il était député, Georges Gilkinet, alors membre de la commission d’enquête parlementaire, avait durement critiqué Patokh Chodiev l’accusant dans les médias d’avoir utilisé sa puissance financière pour corrompre les organes essentiels de l’Etat belge. Le vice-premier ministre doit payer les frais de justice de Patokh Chodiev estimé à environ 3.317,98 euros et, à l’Etat belge, 650 euros.

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