Federation Wallonia - Brussels Minister of Obligatory Education Caroline Desir, Federation Wallonia - Brussels Vice-Minister President and Minister of Budget, Public Service, Equal Opportunities and in charge of Wallonie Bruxelles Enseignement Frederic Daerden, Federation Wallonia - Brussels Minister President Pierre-Yves Jeholet, in charge of Intra-Belgian relations, International Relations, Relations with the European Institutions, European Structural Funds and Developmental Cooperation, Federation Wallonia - Brussels Minister of Childhood, Culture and Media Benedicte Linard and Federation Wallonia - Brussels Minister of Higher Education, Social Promotion Education, Scientific Research, University Hospitals, Youth Aide, Promotion of Brussels, Youth and Sports Francois Bertiaux pictured during the official ceremony on the occasion of the 'Fete de la Federation Wallonie - Bruxelles' (Federation Wallonia Brussels - Federatie Wallonie Brussel) festivities in the Brussels' city hall, Wednesday 27 September 2023. BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE
A l’approche des élections régionales, fédérales et européennes, les partis politiques dévoilent une image peu glorieuse de la politique. Un exemple en est fourni ce mercredi 17 avril par le PS et Ecolo (aidés par le PTB) avec le vote des modifications au décret paysage qui organise l’enseignement supérieur, notamment la « finançabilité » des étudiants. Le texte initial avait été adopté en 2021 par la majorité actuelle du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, soit PS, MR et Ecolo ; il est entré en vigueur en 2022. Les critères avaient été restreints pour éviter le tourisme scolaire de la part des étudiants dans le supérieur (https://lpost.be/2024/04/17/le-decret-paysage-brise-la-confiance-au-sein-du-gouvernement-de-la-federation-wallonie-bruxelles/).
La réforme du décret paysage de 2021 comporte des imperfections qui doivent être corrigées, et il est possible de procéder à ces corrections avec méthode et sans précipitation. En toute sérénité. Mais la fièvre électorale aidant, quelle ne fut la surprise de voir PS et Ecolo s’engouffrer dans une brèche forcée par la Fédération des étudiants francophones (FEF) pour renier leurs paroles en demandant de revoir le texte, sous la pression et sans aucune analyse objective, notamment des chiffres avancés. La mobilisation d’un nombre important de professionnels de l’enseignement (plus de 1.800 professeurs, assistants, conseillers pédagogiques, etc. ont signé une carte blanche à cet effet dans les journaux) demandant le maintien du décret paysage adopté en 2021 n’a pas ébranlé la détermination des deux partis de la majorité politique en communauté française.
La réforme du décret paysage de 2021 comporte des imperfections qui doivent être corrigées, et il est possible de procéder à ces corrections avec méthode et sans précipitation.
PS et Ecolo présentent leur démarche comme une réponse à la critique émise principalement par la FEF. Mais difficile de ne pas voir dans celle-ci une manœuvre électoraliste visant, en premier lieu, à capter les voix de ces étudiants lors du scrutin électoral du 9 juin. Toutes les justifications avancées ne peuvent dissiper totalement ce soupçon. Qu’est-ce qui justifie cette précipitation ? Soutenus par les voix du PTB (dans l’opposition), PS et Ecolo ont forcé une révision de la réforme de 2021 comme si le texte qu’ils avaient cautionné, il y a environ 3 ans, était imbuvable et qu’il visait juste à punir les étudiants. Ce faisant, les deux partis de gauche ont terni l’image de la législature finissante en Communauté française. Il est déjà loin le temps où le président du PS, Paul Magnette, traitait les dirigeants du PTB de « couillons ». C’était le 13 mars 2024… Aujourd’hui, il fait cause commune avec eux pour des raisons dont on aura du mal à penser qu’elles sont purement objectives.
Le décret paysage de 2021 a, outre la lutte contre le tourisme scolaire dans le supérieur, comme objectif de responsabiliser davantage les étudiants.
Or, le décret paysage de 2021 a, outre la lutte contre le tourisme scolaire dans le supérieur, comme objectif de responsabiliser davantage les étudiants et à les inciter à faire plus d’effort pour réussir leurs études et à ne pas se complaire dans un laisser-aller préjudiciable à l’enseignement. Quoi de plus normal que d’œuvrer pour un enseignement de qualité permettant de former guider par le goût de l’effort et le dépassement de soi ? C’est une ambition louable et salutaire, car dans un monde globalisé, nos jeunes seront amenés à rivaliser avec des camarades venus d’autres contrées, mieux formées et plus ambitieux.
Habituer nos jeunes à prendre des chemins faciles n’est pas leur rendre service. On tire plus de fierté en relevant des épreuves difficiles. Car la vie ne fait pas de cadeau, autant se préparer et s’initier à des situations difficiles pour bien mener sa barque que de choisir la facilité et être démotivé à la moindre difficulté. La citation du philosophe de l’antiquité Aristote, « Qui peut le plus peut le moins », résume bien le leitmotiv qui doit guider tout responsable. Les jeunes nous seront reconnaissants de les avoir orientés sur cette voie.
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L'enseignement supérieur n'est pas obligatoire. Pour le rendre accessible à un plus grand nombre d'étudiants, il faut augmenter la qualité de l'enseignement secondaire.
Par facilité (démagogie ?), le décret Marcourt, puis le décret Paysage ont choisi de rendre plus facile l'obtention d'un diplôme, ce qui ne peut qu'amener à une diminution de la valeur de celui-ci.
Il y aura beaucoup de chefs d'entreprise déçus après avoir engagé un nouvel ingénieur en se fiant à un diplôme acquis plus facilement.
Quant à moi, j'accorderai plutôt ma confiance aux médecins diplômés à une époque où on attachait plus de valeur au goût de l'effort qu'à la facilité.