UNE REFORME QUI MET FIN AUX ENGAGEMENTS STATUTAIRES A LA SNCB

Modernisation de la gestion du personnel ferroviaire : le ministre Crucke ouvre la voie au licenciement collectif à la SNCB

Le ministre Crucke assure que son projet de loi réformant la gestion du personnel ferroviaire permettra au rail belge d'éviter des charges supplémentaires de 150 millions d'euros. BELGA

Voté mercredi 13 mai en séance plénière de la Chambre, le projet de loi porté par le ministre fédéral de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), est décrié de toute part. A l’exception des députés de la majorité qui l’ont défendu, l’opposition (PS, PTB, Anders, etc.) estime que la réforme de la gestion du personnel ferroviaire va fragiliser les conditions de travail des cheminots. Pour la CGSP-Cheminots, le texte n’est en rien une modernisation du secteur ferroviaire. Le syndicat socialiste cheminot affirme qu’il « constitue un recul social majeur pour les cheminots et une attaque directe contre l’avenir du service public ». Son président, Pierre Lejeune, se dit inquiet, car, dit-il, le texte « ouvre la porte à un dumping social inacceptable » au sein du rail belge. Mais à l’instar des patrons des autres syndicats, il avait approuvé la réforme précédemment avant d’être désavoué par la base, offrant ainsi un argument de poids au ministre Crucke… Celui-ci promet une évaluation de son projet de loi dont l'application est attendue dès le mois de juin.

Malgré la mobilisation des affiliés des syndicats cheminots, le projet de loi visant à moderniser la gestion du personnel ferroviaire a été voté mercredi 13 mai en séance plénière à la Chambre. La majorité a salué un texte qui permettra, au rail belge, d’après elle, de faire face à la concurrence qui s’ouvrira en 2032 avec la libéralisation du transport national ferroviaire. Elle a voté le projet de loi, alors que le Vlaams Belang s’est abstenu. L’opposition a voté contre.

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