Politique

Contrôle aérien : Skeyes retrouve un président de plein exercice


Le conseil des ministres a validé aujourd’hui la nomination de Laurent Vrijdaghs (étiqueté MR), administrateur général de la Régie des Bâtiments comme futur président de Skeyes, l’organisme de contrôle de l’espace aérien belge. Sa nomination était bloquée depuis plusieurs semaines par un principe selon lequel un haut fonctionnaire peut être administrateur, mais ne peut pas assumer un mandat de président d’une entreprise publique autonome. Parallèlement, le Gouvernement fédéral a approuvé la nomination de Laurence Bovy (PS) comme présidente de la SFPI, le bras financier du fédéral.

Déblocage de la situation pour Skeyes, l’organisme de gestion de l’espace aérien belge. Selon des sources concordantes, le conseil des ministres a validé ce vendredi matin la désignation de Laurent Vrijdaghs (étiqueté MR) comme président l’ex-Belgocontrol. Cela fait plusieurs semaines que sa désignation est sur la table (https://lpost.be/2021/12/15/controle-aerien-y-a-t-il-encore-un-commandant-de-bord-pour-piloter-le-ca-de-skeyes/), mais qu’elle est bloquée par une règle non écrite. D’après celle-ci, un haut fonctionnaire peut être administrateur d’une entreprise publique autonome, mais ne peut pas présider le conseil d’administration. Cette position de principe faisait grincer des dents et des membres des partis de la majorité politique fédérale doutaient de sa pertinence. Le MR, par la voix de son bouillant président Georges-Louis Bouchez, ne voulait pas lâcher son candidat, d’autant plus que ce dernier a toutes les compétences requises pour exercer le mandat.

Laurent Vrijdaghs (50 ans) est administrateur général de la Régie des Bâtiments depuis 2008. Il a vu son mandat renouvelé deux fois par le gouvernement (2014 et 2020). Ingénieur civil en construction, il dispose aussi d’une maîtrise en management public (Solvay). Avec sa nomination comme administrateur de Skeyes, l’homme passe d’un mode de transport à un autre. En effet, jusqu’il y a peu, il était administrateur d’Infrabel, le gestionnaire du réseau de transport ferroviaire belge. Il devient administrateur et président du gestionnaire de l’espace aérien. Il faut maintenant attendre la publication au Moniteur pour que sa nomination soit effective et qu’il prenne sa place de président du CA de Skeyes, en remplacement de Renaud Lorand, directeur financier de la SNCB (étiqueté PS).

BELGA

Laurence Bovy, nouvelle présidente de la SFPI. Elle est ici en présence avec le roi Philippe lors d’une visite royale sur le site production d’eau potable de Vivaqua (dont elle est la patronne) à Tailfer à Lustin.

Laurence Bovy retrouve la présidence de la SFPI

Le conseil des ministres de vendredi a aussi validé une autre désignation à la présidence. Il s’agit de celle de Laurence Bovy, CEO de Vivaqua (ex-cheffe de cabinet de l’ancienne vice-Première ministre, Laurette Onkelinx/PS). C’est un retour aux commandes du CA pour l’intéressée. Elle a présidé de la SFPI de 2013 jusqu’en 2016 suite à son éjection de la présidence au profit de Laurence Glautier (MR). Mais elle ne s’était pas laissé faire et avait introduit un recours au conseil d’Etat, lequel lui avait donné raison. Mais elle avait finalement renoncé à poursuivre la procédure après sa nomination comme CEO de Vivaqua afin de se consacrer pleinement à sa nouvelle fonction en 2017. Elle revient aujourd’hui par la grande porte pour retrouver le fauteuil présidentiel de la SFPI qu’elle connaît donc très bien. Elle est abonnée aux présidences des CA : le port autonome de Bruxelles de 2007 à 2010, la SNCB de 2009 à 2013. A la SFPI où elle est restée administrateur, elle va remplacer Pascal Lizin (étiqueté MR), directeur chez GSK et membre du conseil d’administration de la Sonaca (équipementier aéronautique wallon).

Pour rappel, la SFPI est le bras financier du Fédéral, gérant les participations de l’Etat dans plusieurs entreprises (Proximus, Bpost, Brussels Airport, Brussels Airlines, Belfius, etc.).

Mais il reste toujours la présidence de Brussels Airport company (BAC) où la présidence revient à l’Etat belge qui doit s’accorder avec les actionnaires privés pour nommer son candidat. Les actionnaires privés sont le fonds de pension canadien Ontario Teachers Pension Plan (OTTP), le fonds de pension néerlandais APG, l’investisseur australien QIC, l’assureur suisse Swiss Life, le partenaire financier de l’État de Nouvelle-Galles du Sud en Australie TCorp, et le fonds de pension du gouvernement japonais, GPIF. De source politique, on nous dit que le mandat revient à l’Open VLD, le parti du Premier ministre Alexander De Croo, qui doit présenter son candidat…


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