Le chef étoilé Christophe Hardiquest l’assure: « il y a des acheteurs potentiels pour Bon Bon »

Journaliste – Rédacteur en chef.
Le chef Christophe Hardiquest du restaurant Bon Bon à Woluwe-Saint-Pierre, pose pour photographe lors d’une séance photo à Bruxelles. BELGAIl a fait l’annonce sur le réseau LinkedIn indiquant qu’après avoir œuvré 20 ans au fourneau, il est temps pour lui de tourner la page. Bon Bon sera donc fermé dès le 30 juin 2022. Contacter par nos soins, il confirme la nouvelle en nous assurant que son personnel composé d’environ 20 collaborateurs sera recasé ailleurs. Mais déjà, il y a des acheteurs potentiels, nous a-t-il assuré. La crise n’est pas la raison de la fermeture de Bon Bon, mais l’envie de travailler à un autre projet tout en restant cuisinier.
Bon Bon, l’un des meilleurs restaurants de Bruxelles fermera ses portes le 30 juin 2022. L’annonce a été faite par son propriétaire, le chef doublement étoilé, Christophe Hardiquest, sur le réseau LinkedIn. « Vous n’êtes pas sans savoir que nous vivons une période particulière, celle-ci m’a permis, non seulement de réfléchir, mais aussi d’accélérer mes envies et mes visions. Après 20 ans à œuvrer au fourneau de mon enseigne Bon Bon, 20 ans d’investissement quotidien à du 200%, il est temps pour moi de tourner la page. J’aime passionnément mon métier de cuisinier et je ne cesserai jamais de l’exercer, quant à la manière, je ne l’ai pas encore définie, je suis certain que la vie me réserve de belles surprises. Quoiqu’il en soit, cette fermeture n’est pas une fin, mais le début d’une nouvelle aventure », écrit-il.
L’artiste des fourneaux, doublement étoilé et qui a, fin 2021, encore décroché un score de 19,5/20 au Gault et Millau remercie son épouse (Stéphanie, NDLR) avec qui il a tout construit et ses enfants qui lui ont « donné la force de se hisser toujours plus haut ». Il n’oublie pas non plus ses clients et amis, qui lui ont toujours témoigné leur fidélité depuis des années, ainsi que tous ceux qui ont travaillé à ses côtés et ses producteurs et fournisseurs, « toujours prêts à s’engager à mes côtés ».
Le personnel de Bon Bon est recasé
Contacté par nos soins, Christophe Hardiquest confirme la fermeture de Bon Bon, tout en précisant qu’elle n’est en rien liée à des difficultés financières liées à la crise du Covid-19. « Ce n’est pas du tout la crise. J’ai fait la meilleure année de Bon Bon en 2021 avec des bénéfices. J’ai des projets depuis longtemps que j’ai envie de réaliser et le restaurant était devenu un obstacle. J’ai 45 ans et j’ai envie d’autres choses, mais je vais rester cuisinier », nous a-t-il confié avec un peu d’émotion dans la voix. Il précise que rester tout le temps derrière ses fourneaux, 24h/24, matin, midi et soir était devenu trop lord et l’empêchait de réaliser ses autres projets. Quid de son personnel ? « Rassurez-vous, tout est fait pour qu’il ne soit pas lésé. Ils seront recasés ailleurs. J’emploie une vingtaine de personnes », rétorque Christophe Hardiquest.
Qu’adviendra-t-il de ses deux étoiles décrochées au Guide Michelin et ses autres reconnaissances, notamment au Gault et Millau ? « Je ne peux rien dire pour l’instant, mais il y a déjà des acheteurs potentiels pour Bon Bon », dit-il.
