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Les crypto-monnaies remodèlent la droite raciste de manière radicale
Copyright Facebook Une - Des suprémacistes blancs lors de la marche nocturne à Charlottesville, le 11 août 2017
Copyright Facebook Une - Des suprémacistes blancs lors de la marche nocturne à Charlottesville, le 11 août 2017Confrontés à l’obligation de vigilance des institutions financières, les militants de l’extrême droite se tournent vers les crypto-monnaies. Ils voient dans la monnaie virtuelle une manière de s’émanciper des banques. Depuis 1981, Hatewatch monitore les groupes haineux actifs à travers l’ensemble des États-Unis. Selon son dernier Cryptocurrency Report, ces extrémistes réalisent des profits substantiels grâce à des appels aux dons via la blockchain. La technologie, difficilement traçable, est une nouvelle arme pour les suprémacistes américains. Elle finance aussi le terrorisme. Décryptage.
Le 12 août 2017, à Charlottesville (Virginie), un rassemblement de l'extrême droite américaine (photo ci-dessus) entraîne de violents affrontements entre suprémacistes blancs et des contre-manifestants antiracistes. Une femme décède fauchée par une voiture lancée à pleine vitesse au milieu de la foule. Au lendemain du drame, PayPal, plateforme de paiement en ligne dont les conditions d’utilisation interdisent de collecter des fonds pour promouvoir un discours de haine, suspend les comptes des extrémistes identifiés. Dans la foulée, Apple Pay et Google Wallet suivent, tout comme les fournisseurs de cartes de crédits Visa et Discovers et la plateforme de financement participatif Patreon. Les extrémistes se tournent alors vers les cryptomonnaies.
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