JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

Docteur Denis Mukwege : le viol est une arme de guerre barbare

Lauréat du prix Sakharov en 2014 et Prix Nobel de la Paix en 2018, « l’homme qui répare les femmes » déplore que les crimes qu’il dénonçait, dont les viols de guerre, perdurent dans son pays. Gynécologue et militant des droits de l'homme congolais, Denis Mukwege pratique la chirurgie réparatrice sur les femmes violées par les forces militaires du pays à l'hôpital de Panzi de Bukavu. Au péril de sa vie, il continue à défendre les droits des femmes. Il rappelle que la guerre du Congo est une guerre économique qui se fait contre le corps des femmes. Il appelle la communauté internationale à s’engager plus activement contre les violences sexuelles.

Une barbarie indicible

Trois ans après avoir reçu le prix Nobel de la Paix, l’homme continue à parcourir le monde pour parler de ce fléau qui détruit les femmes et saccage les familles. A l’occasion de son passage à Bruxelles et à l’approche de la Journée internationale des femmes, ce 8 mars, le docteur Mukwege a rencontré le Roi Philippe et la Reine Mathilde au Château de Laeken. Quelques jours plus tôt, il était à l’université de Lubumbashi pour donner une conférence devant plus de 1300 personnes sur « Le viol comme arme de guerre ». Dans le documentaire « L’homme qui répare les femmes », Denis Mukwege explique : « la première femme que j’ai accueillie dans mon hôpital n’est pas venue pour accoucher, mais parce qu’elle avait été violée. Elle n’avait pas seulement été violée. On lui on avait aussi tiré un coup de fusil dans ses parties génitales. Elle était en lambeau. Je croyais que c’était une folie isolée. Mais après 3 mois, j’avais déjà soigné 45 femmes qui présentaient les mêmes violences atroces ».

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