EDITO

Mobilisation sans faille pour libérer l’Ukraine

BELGA

Victime d’une invasion de la part de la Russie depuis le 24 février dernier, l’Ukraine fait l’objet d’une mobilisation qui grossit de jour en jour. Tant les autorités politiques que les populations de plusieurs pays aux quatre coins du monde font entendre leurs voix pour dénoncer la décision du maître du Kremlin, Vladimir Poutine d’imposer sa loi par la force à la petite république d’Ukraine. Et plus que des paroles, des actes sont posés pour forcer le président russe à retirer ses troupes. L’Europe a décrété des sanctions économiques qui sont renforcées chaque fois que Vladimir Poutine poursuit son escalade militaire en Ukraine. De grandes entreprises aussi (Apple, Youtube, Nestlé, LVMH, etc.) suspendent leurs activités en Russie pour mettre la pression sur l’ancien patron du KGB qui, jusqu’à présent, semble ignorer les démarches visant à régler à l’amiable le conflit qu’il a déclenché.

Des manifestations rassemblant des milliers de citoyens sont organisées sur tous les continents en guise de solidarité au peuple ukrainien, victime d’une agression meurtrière qui force des milliers d’habitants de plusieurs villes du pays à prendre le chemin de l’exil. Différents dons sont collectés pour venir en aide aux populations, tant sur le territoire ukrainien que dans divers pays avoisinants où certains habitants ont trouvé refuge.

La décision de Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine viole toutes les règles internationales, principalement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Progressivement, la Russie se retrouve au ban de la scène internationale à cause de la décision d’un homme qui a choisi la force pour régler des questions qui auraient pu se résoudre autrement, notamment par le dialogue et des discussions diplomatiques. Mais au-delà de ces considérations géopolitiques, la décision de Vladimir Poutine d’envahir l’Ukraine viole toutes les règles internationales, principalement le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le pacte de non-agression entre les nations. En effet, au nom de quel droit le maître du Kremlin s’attaque-t-il à l’Ukraine ? Répond-t-il à une provocation ? Laquelle ? Il redouterait l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’Otan. Et alors ! Et si le pays veut adhérer à l’Union européenne, il a le droit d’en faire la demande. Même si une demande ne signifie pas une adhésion d’office. Il faut respecter les valeurs européennes (respect des droits humains, égalité homme-femme, liberté de culte et d’opinion, séparation de l’église et de l’Etat, choix des dirigeants politiques via des élections libres et démocratiques, etc.).

Des observateurs invoqueront donc des raisons géostratégiques dans le chef de Vladimir Poutine, mais un Etat indépendant, aussi petit soit-il, n’a-t-il pas le droit de choisir librement avec quel pays nouer des relations ou à quelle alliance appartenir ? Pour justifier l’invasion du pays, Vladimir Poutine entend aussi  « dénazifier » l’Ukraine et la débarrasser de ses dirigeants corrompus. Ce faisant, il balaie d’un revers de main le choix des Ukrainiens qui ont élu en avril 2019, au travers d’élections, Volodymyr Zelensky, président de la république, avec plus de 73% des voix. L’attitude de Poutine ressemble à celle d’un propriétaire qui décide, de façon autoritaire, d’imposer à son voisin, qui peut entrer dans la maison de ce dernier ou avec qui, celui-ci peut nouer des relations d’amitié. Pire, encore, il veut lui dicter comment il doit organiser la vie dans son foyer.

Le monde entier doit se mobiliser pour faire comprendre à Vladimir Poutine que les pays voisins de la Russie ne sont pas ses jardins privés et, encore moins, ses vassaux.

Les citoyens russes ne sont en rien visés par les sanctions décidées par les pays condamnant l’invasion de l’Ukraine. Certes, ils en subiront probablement les conséquences, mais c’est à cause du comportement de leur premier dirigeant, suivi aveuglément par ses fidèles collaborateurs. Le monde entier doit se mobiliser pour faire comprendre à Vladimir Poutine que les pays voisins de la Russie ne sont pas ses jardins privés et, encore moins, ses vassaux.

Les sanctions économiques et les mobilisations citoyennes de par le monde sont justifiées et sont les bienvenues. Il faut maintenir la pression sur le maître du Kremlin pour le persuader de retirer ses troupes d’Ukraine.