AUTOMOBILE

Le secteur pneumatique touché de plein fouet aussi par le conflit ukrainien

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S&P Global Mobility, société de prévision de l’industrie automobile  vient d’annoncer avoir réduit de plus de 5 millions de voitures ses prévisions de production mondiale pour 2022 et 2023. Cette révision à la baisse serait due, en grande partie, en raison des retombées attendues de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le secteur automobile est directement touché par le conflit et l’inflation gagne aussi le secteur pneumatique. Le groupe Michelin annonçait hier une augmentation de ses prix, sera effective au 1er mai prochain. La cause ? L’évolution du coût des matières premières, de l’énergie et du transport. Alors où le prix d'achat des pneus poursuit son inflation, nombreux sont les particuliers qui se tournent vers le secteur pneumatique... chinois.

Depuis un mois, la guerre en Ukraine touche de près de nombreux secteurs de l'économie dont celui de l’automobile. Le conflit paralyse en effet à la fois la Russie et l’Ukraine, deux importants producteurs de matières premières mais entraine bien des répercussions dans tous les pays. Les fournisseurs pourraient avoir des difficultés à s’approvisionner en gaz néon utilisé pour la fabrication des puces en Ukraine, ainsi qu’en palladium en Russie. Ce métal du groupe platine est un élément de base des convertisseurs catalytiques transformant les gaz d’échappement des moteurs en émissions moins toxiques.

Pour rappel, la crise sanitaire avait déjà entrainé en Chine des fermetures d’usines dans des centres de production tels que Shenzhen et Changchun.  Face à une nouvelle vague de contamination, Toyota Motor Corp, Volkswagen AG et Tesla Inc. figurent parmi les entreprises qui ont mis certaines de leurs usines à l’arrêt cette semaine.

Des pneus toujours plus chers

L'inflation du secteur pneumatique se poursuit. Car avant de faire face aux répercussions de la crise en Ukraine, la crise sanitaire avait  déjà largement laissé des traces. Depuis un an, les prix du caoutchouc naturel et synthétique ont grimpé, de même que les coûts logistiques. Une hausse que les fabricants de pneus ont répercutée sur les prix des produits finis et la hausses des prix des pneus oscille entre 5 %  et  8 % et  frappe toutes les marques.

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