Les représentants des Vingt-Sept ont décidé ce jeudi soir un embargo sur le charbon russe et la fermeture des ports européens aux navires russes, dans le cadre d’une cinquième salve de sanctions contre Moscou. Une information annoncée par la présidence française du Conseil de l’UE. Pendant ce temps-là, sur demande des Occidentaux, l’Assemblée générale décidait de suspendre la Russie du Conseil des droits de l’homme
Ce nouveau paquet de mesures à l’encontre de la Russie prévoit également l’interdiction d’exportations vers la Russie, notamment de biens de haute technologie, à hauteur de 10 milliards d’euros, et de nouvelles sanctions contre des banques russes.
Il avait été proposé par la Commission après la découverte macabre de civils assassinés le week-end dernier à Boutcha.
Cette décision fait aussi écho aux appel du président ukrainien. La nuit dernière, Volodymyr Zelensky avait appelé l’Occident à un embargo sur le pétrole et le gaz russes. Pendant ce temps, l’Otan se réunit à Bruxelles.
Cette après-midi, l’Assemblée générale de l’ONU devait procéder à un vote sur une demande des Occidentaux demandeurs d’une suspension de la Russie du Conseil des droits de l’Homme. Et l’Assemblée générale des Nations Unies s’est exécutée en adoptant cette résolution par laquelle elle suspend la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en raison de la guerre que ce pays mène en Ukraine.
La résolution a été adoptée par 93 votes pour, 24 votes contre et 58 abstentions. Le texte devait obtenir une majorité des deux-tiers (sans tenir compte des abstentions) pour être adopté.
Dans cette résolution, l’Assemblée générale exprime « sa profonde préoccupation face à la crise humanitaire et des droits de l’homme en cours en Ukraine, en particulier face aux informations faisant état de violations et d’atteintes aux droits de l’homme et de violations du droit international humanitaire par la Fédération de Russie ».
Dans ce contexte, l’Assemblée, qui compte 193 Etats membres, « décide de suspendre les droits de membre du Conseil des droits de l’homme de la Fédération de Russie ».
Le vote est intervenu alors que le week-end dernier des images ont émergé de la ville ukrainienne de Boutcha, une banlieue de la capitale, Kyïv, où des centaines de corps de civils ont été retrouvés dans les rues et dans des fosses communes après le retrait des forces russes de cette région. Alors que Gennady Kuzmin, ambassadeur adjoint de Russie, a appelé les pays à « voter contre la tentative des pays occidentaux et de leurs alliés de détruire l’architecture existante des droits de l’homme », peu avant le vote, l’ambassadeur ukrainien Sergiy Kyslytsya a exhorté les pays à soutenir la résolution.
Un employé de l’ONU devant un charnier à Boutcha, en Ukraine. Copyright – UNOCHA
« Boutcha et des dizaines d’autres villes et villages ukrainiens, où des milliers d’habitants pacifiques ont été tués, torturés, violés, enlevés et volés par l’armée russe, illustrent à quel point la Fédération de Russie s’est éloignée de ses déclarations initiales dans le domaine des droits de l’homme. C’est pourquoi ce cas est unique et la réponse d’aujourd’hui est évidente et explicite », a-t-il déclaré.
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