L’enquête réalisée, début mars, par Ipsos/Sopra Steria propose un point sur les attentes en matière de leadership présidentiel. Si Emmanuel Macron bénéficie aux yeux de la moitié des Français des qualités attendues d’un Président de la République, ce n’est pas le cas des autres candidats. En terme institutionnel, les Français restent très attachés à la Vème République. Ils souhaiteraient plutôt des évolutions qu’un changement en profondeur. Qu’est-ce qui confère au président sortant cette aura de Président que beaucoup lui reconnaissent ? Décryptage.
L’humain et la proximité privilégiés
Selon ce sondage, les Français sont favorables à une évolution des institutions, sans toutefois remettre en cause le régime présidentiel. Ils restent attachés à la personnalisation du pouvoir incarnée par le Président de la République. Quand il s’agit d’établir les qualités attendues pour remplir la fonction, l’humain et la proximité (« qu’il soit à l’écoute des Français » pour 58% des sondés) passent avant la compétence technique (« qu’il sache faire face à des crises graves », 46%, « qu’il maîtrise bien les dossiers importants pour l’avenir du pays », 30%).
La présidence d’Emmanuel Macron commence le 14 mai 2017, une semaine après l’élection de celui-ci comme président de la République française sous la bannière d’En marche. Son quinquennat doit s’achever le 13 mai prochain. Jusqu’à son élection, les historiens s’accordaient à dire que François Mitterrand et Jacques Chirac avaient été les derniers grands présidents charismatiques que les Français ont eus, avec une élégance et une allure forçant le respect.
Cinq ans plus tard, pour 51% des Français, seul Emmanuel Macron semble disposer des qualités que l’on attend d’un Président de la République. C’est nettement plus mitigé, avec des avis négatifs allant de « non, plutôt pas » à « non, pas du tout », variant de 67% pour Marine Le Pen à 78% pour Anne Hidalgo. Éric Zemmour se démarque par un taux de « résolument défavorables » de 60%.
Si la plupart des candidats font quand même presque l’unanimité dans leur électorat, ce n’est pas tout à fait le cas de Yannick Jadot, qui ne disposerait des qualités attendues chez un Président de la République que pour 61% des sympathisants EELV, et pour Anne Hidalgo, soutenue par seulement 42% des proches du Parti Socialiste.
Plus de sept Français sur dix (71%) se déclarent attachés aux institutions de la Vème République. Cet avis est majoritaire dans tous les électorats, y compris chez les sympathisants de la France Insoumise (66%) malgré le projet de VIème République porté durant la campagne présidentielle, ou chez les proches du RN (56%) où l’on milite pour l’instauration de la proportionnelle. Mais cet attachement de principe ne signifie pas pour autant un « statu quo ».
A propos de la présidence de la République, de l’Assemblée Nationale et du Sénat, un Français sur deux (53%) souhaiterait « que l’on fasse évoluer ces institutions », un sur trois (35%) « qu’on les réforme en profondeur, pour à peine 12% qui préfèreraient « les maintenir en l’état ». S’ils sont favorables à une évolution, les Français restent toutefois attachés à la personnalisation du pouvoir incarnée par le Président de la République.
Source : Fiche technique : enquête Ipsos-Sopra Steria menée pour France Inter auprès de 976 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées en ligne les 16 et 17 février 2022.
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