A huit jours du second tour de l’élection présidentielle, des ONG et des syndicats appellent à se joindre à la mobilisation. Paris, Nantes, Rennes, Lyon, Quimper, Le Mans, plusieurs villes françaises vont accueillir ce samedi 16 avril des rassemblements contre l’extrême droite. Marine Le Pen présidente, c’est non pour les manifestants. Comme en 2002, ils dénoncent le retour d’un candidat d’ultra-droite au second tour de l’élection présidentielle. N’étant plus masquée par Éric Zemmour, la candidate du Rassemblement National (RN) se cristallise plus à l’extrême.
L’événement rappelle l’élection présidentielle de 2002 où plus d’un million de personnes étaient descendues dans la rue le 1er mai 2002, pour protester contre la présence du candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, le père de Marine Le Pen, qualifié au second tour de l’élection présidentielle contre Jacques Chirac. Le mot d’ordre ?: « Contre l’extrême droite et ses idées, pas de Marine Le Pen à l’Élysée ».
« En rejetant Marine Le Pen, il s’agit d’empêcher l’avènement d’un projet de société destructeur de l’État de droit, de la république démocratique sociale et solidaire que nous défendons chaque jour. Il s’agit de dénoncer son programme trompeur qui frapperait durement les plus faibles, les plus démunis, les femmes, les personnes LGBTI ou étrangères », expliquent plusieurs organisations à l’origine de cette mobilisation dans un communiqué publié sur le site de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) (Link vers : https://www.ldh-france.org/non-a-lextreme-droite-pour-la-justice-et-legalite-%EF%BF%BC/).
Et de préciser : « il y a urgence. Faire barrage à Marine Le Pen consiste à empêcher l’avènement d’un projet de société destructeur de l’État de droit, de la république démocratique sociale et solidaire que nous défendons chaque jour. Il nous faut affirmer collectivement la force des idées et des valeurs qui nous rassemblent. Elles sont constitutives de la démocratie et totalement incompatibles avec la haine, la xénophobie, la démagogie nationaliste et la mise en opposition de tous contre tous que portent les mouvements d’extrême droite ».
Parmi les nombreux participants à ce ralliement : le Syndicat des avocats de France, la Confédération paysanne, les organisations étudiantes Fage, FSE, MNL et Unef, le syndicat Solidaires, les ONG Oxfam, Greenpeace et Amis de la Terre, les associations Attac, Droit au logement et FCPE, ou encore les mouvements antiracistes MRAP et SOS Racisme.
Cet appel unitaire « contre l’extrême droite, pour la justice et l’égalité » et contre l’accession de Marine Le Pen à l’Elysée devrait être suivi dans plusieurs grandes villes en France et notamment à Paris. Le plus gros cortège évoluera dans la capitale. Il doit partir à 14 h de la place de la Nation, en direction de celle de la République.
Emmanuel Macron garde le cap
N’étant plus masquée par Éric Zemmour, Marine Le Pen se cristallise plus à l’extrême de la droite dans cet entre-deux-tours, ce qui impacte les sondages sur les intentions de vote (54% Macron/46% MLP ce 15 avril).
Copyright : sondage Ipsos France – 15 avril 2022
Emmanuel Macron quant à lui semble garde son cap avec une avance sur sa rivale de 4%, chiffre que même les marges d’erreur d’environ 2%, ne pourraient pas remettre en cause. Marine Le Pen bénéficiera-t-elle d’un vote caché ? Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon écouteront-ils le leader de la France Insoumise en ne donnant « aucune voix à madame Le Pen » ou, au contraire, décideront-ils de voter « contre Macron. ». Cela, même les sondages ne peuvent le prédire.
La réponse se fera dans les isoloirs le 24 avril prochain…
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