EDITO

Français de Belgique, votez Macron pour la grandeur de la France et pour l’Europe

AFP

Après le grand débat qui a opposé mercredi soir les deux finalistes du second tour de la présidentielle française qui se déroulera dimanche 24 avril, le doute n’est plus permis. Il faut un vote clair en faveur du président-candidat Emmanuel Macron. Les Français de Belgique ne doivent plus hésiter. A l’heure du choix dans l’isoloir dimanche, ils doivent donner leur voix au candidat de la République en marche (LREM). Au premier tour le 10 avril, vous avez voté à près de 40% pour le président-candidat contre près de 6% pour Marine Le Pen. Pour le second tour, soyez conséquent avec vous-mêmes et faîtes comme en 2017 lorsque vous avez voté pour le tout jeune Emmanuel Macron (39 ans à l’époque) à 88% des voix contre 11 et demi pour Marine Le Pen.

Cinq ans après sa piètre prestation au débat de l’entre-deux-tours de mai 2017, Marine Le Pen, la candidate de l’extrême droite, a certes fait mieux mercredi soir, elle a été plus concentrée, mais elle n’a pas été la hauteur. Face à elle, le président sortant a démontré sa supériorité dans la maîtrise des dossiers économiques, internationaux, etc. D’ailleurs, les sondages à l’issue du débat sont sans appel : 59% ont trouvé Emmanuel Macron plus convaincant contre 39% pour Marine Le Pen, d’après le coup de sonde de BFMTV.

Le programme et les positions de la candidate de l’extrême droite, même édulcorés pour les rendre plus acceptables, traînent des relents de la haine de l’autre et du déni de la démocratie.

Même s’il faudra juger à l’usage de l’efficacité des propositions d’Emmanuel Macron en matière de pouvoir d’achat (primes, chèques consommation, etc.), d’âge de départ à la retraite, de solutions pour combler les déserts médicaux et pour les soins de santé (création de 50.000 emplois, etc.) ainsi qu’en matière d’énergie (mix renouvelable-nucléaire, travaux d’isolation des habitations, etc.) et d’éducation scolaire, celles-ci paraissent plus crédibles que les différents dispositifs proposés par Marine Le Pen.

Indépendamment de ces considérations, force est de constater que le programme et les positions de la candidate de l’extrême droite, même édulcorés pour les rendre plus acceptables, traînent des relents de la haine de l’autre et du déni de la démocratie. Contrairement à ce qu’elle affirme, ses options ne rendront pas la France plus forte au sein de l’Union européenne, elles ne lui rendront pas sa gloire d’antan dans le reste du monde. Elles mettront plutôt l’Hexagone dans le camp des pays infréquentables dont les alliés seront la Hongrie de Viktor Orban, la Russie de Vladimir Poutine, etc.

Les options de préférence nationale de Marine Le Pen sont un miroir aux alouettes qui divisera la France et contribuera à sa mise à l’écart sur la scène internationale. Ce sont plutôt celles-ci qui transformeront la France en un Etat rabougri, cultivant le repli sur soi et tournant le dos à l’esprit d’ouverture et d’accueil de l’autre qui ont fait sa grandeur. Est-ce dans cette France qui sera occupée à fermer ses frontières que la majorité de nos voisins veulent vivre ? Non, je ne le pense pas. Les remèdes proposés par Marine Le Pen pour assurer la relance de l’économie française et contribuer utilement au développement économique de l’Europe sont une illusion d’optique qui, in fine, creusera le déficit national, déchirera les principes de la solidarité et fera plus de malheureux.