A une heure des résultats de la présidentielle française, les jeux ne sont pas faits. Emmanuel Macron n’a pas encore gagné son second mandat. Alors que le président sortant l’emporte largement dans les Amériques, Marine Le Pen arrive en tête dans les départements d’Outre-Mer. Une réunion de crise, qu’En Marche dément, serait en cours au siège du mouvement. Claude Moniquet, ancien agent de la DGSE, expert en contre-terrorisme et co-fondateur du Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité nous livre son analyse.
Tous les médias œuvrent depuis une semaine à porter Emmanuel Macron à la victoire au nom du bon sens et de la démocratie et du front républicain. Claude Moniquet ancien agent de la DGSE, expert en contre-terrorisme et co-fondateur du Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité met en lumière divers indicateurs qui, ce soir, pourraient bien changer la donne sur le nom du futur locataire de l’Elysée.
« Le premier indicateur qui me permet d’avancer mes dires est d’abord que le report des voix de Jean-Luc Mélenchon ne se ferait pas sur des votes en faveurs de Macron mais sur l’abstention ou en faveur de Marine Le Pen. Dans les Amériques, Emmanuel Macron arrive largement en tête mais on sait que les expatriés sont essentiellement des riches, des gens aisés. Par contre, Marine Le Pen, arrive en tête là où Melenchon arrivait en tête au premier tour, à savoir les départements Outre-Mer. C’est donc bel et bien un vote de riches contre pauvres qui se déroule en ce moment, sachant qu’il y a plus de pauvres que de riche, le vote se déroule largement en faveur de Marine Le Pen », nous livre-t-‘il.
« Autre indicateur qui pourrait bien mener la candidate de Marine Le Pen à la victoire : à Paris, dans les quartiers où l’on a largement voté Mélenchon au premier tour, les bureaux de poste sont déserts ce dimanche, ce qui signifie, au mieux, il faut s’attendre à une abstention énorme des mélenchonistes. Enfin, le dernier indicateur qui témoigne que Marine Le Pen pourrait bien l’emporter, une réunion de crise serait en cours depuis 16h au siège de la République en marche au lieu d’organiser la fête de ce soir. »
Et de conclure : « Tout cela conforte ce que j’avais déjà annoncé à savoir qu’on a sous-estimé le rejet et la haine de Macron, qu’on a sous-estimé l’immense malaise de la société française et la recherche de solution. Enfin, je pense qu’il y a aussi un réflexe de se dire « on veut se débarrasser de ce président. Marine Le Pen, dans ce contexte, sera peut-être élu. Mais, j’espère qu’avec les futures législatives en juin prochain, il n’y aura pas de majorité. Il faut qu’elle se retrouver en cohabitation. Elle ne pourra pas dès lors pas faire ce qu’elle veut. Alors, essayons Le Pen ». Verdict : à 20h.
Avec Régine KERZMANN
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