SCANDALE UBER

Confortés par les « Uber files », les taxis bruxellois veulent demander des dommages et intérêts à Uber

Une action des chauffeurs de taxis bruxellois qui bloquent la circulation dans la capitale. C'était le 2 décembre dernier. BELGA

Président de Brussels Fed Taxi, la fédération bruxelloise du taxi, Abdel Sabbani, envisage une action en justice contre Uber et tous ceux qui ont défendu la plateforme de location de voitures avec chauffeurs pendant 7 ans pour réclamer des dommages et intérêts de plusieurs millions d’euros. Il soutient que la venue d’Uber à Bruxelles a entrainé la mise à l’arrêt de près de 300 taxis, faute de chauffeurs et une baisse drastique du chiffre d’affaires des sociétés de taxis traditionnelles. Il évoque des suicides à travers le monde à cause d’Uber, y compris à Bruxelles avec un de ses amis proches qui s’est donné la mort. Il invite les responsables politiques à une prise de conscience pour le règlement du dossier, notamment sur des points comme la fixation d’un numerus clausus et la tarification.

Que pensez-vous du scandale des « Uber files » ?

Je voudrais d’abord saluer le travail des journalistes qui ont mené l’enquête et ceux qui ont relayé par après ces informations, ça donne de l’espoir. Nous dénonçons, depuis très longtemps, avec preuves à l’appui, ces comportements critiquables dans le chef d’Uber et de ses responsables, mais personne n’a voulu nous écouter. Nous avons publié pas mal d’éléments factuels qui prouvent des comportements délictueux et une concurrence déloyale sur notre page Facebook qui compte près de 3.000 abonnés, mais personne n’a voulu prendre nos informations au sérieux, ni au niveau politique, ni les médias. Il a fallu qu’un consortium international de journalistes révèle ce que nous dénonçons depuis des années pour qu’on veuille bien nous entendre maintenant.

Que comptez-vous faire maintenant que ces éléments sont sortis ?

Nous allons d’abord attendre de voir si la commission d’enquête parlementaire qui a été demandée par certains députés au Parlement bruxellois va se mettre en place. Tout n’est pas encore sorti. Mais on envisage des actions en justice pour demander des réparations pour le préjudice subi pendant 7 ans. Il faut impérativement que les gens qui sont responsables de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui rendent des comptes. On parle d’échanges entre une société et un élu, en soi ce n’est pas dramatique, mais le problème, c’est que cette entente a débouché sur une violation de la règlementation et une spoliation d’un secteur d’utilité publique pendant 7 ans. Il y a donc fraudes.

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