Depuis le début de la guerre déclarée en Ukraine, de nombreuses entreprises étrangères se sont hâtées vers la sortie et chaque jour, la liste s’allonge. Ce désengagement s’inscrit dans le cadre des sanctions décidées par l’Union Européenne. Certaines enseignes continuent toutefois à défendre leur présence en Russie. Des députés ukrainiens lancent une campagne pour dénoncer ces entreprises qui « financent les crimes de guerre de Poutine en Ukraine ». Un hashtag #bloodytrade et des visuels pour mettre des noms sur des marques envahissent les réseaux sociaux. En contre-sanctions, la Russie envisage de nationaliser les activités russes étrangères.
#bloodytrade : un crime de guerre
Leroy Merlin, Danone, Auchan, le Crédit Agricole, mais aussi Volkswagen, BMW, Mercedes, Adidas, l’Ukraine dénonce ces entreprises toujours actives en Ukraine qui « alimentent les capacités économiques de Vladimir Poutine à financer sa guerre et qui sont complices de crimes contre l’humanité ».
Groupes pétroliers, automobiles ou du secteur de la finance, depuis le 24 février dernier, ils ont pourtant été nombreux à annoncer les uns après les autres l’arrêt de leurs activités en Russie. Au-delà des effets d’annonce, le mode de présence et les types d’activités couvrent un si large spectre que la situation des entreprises concernées est loin d’être uniforme.
Lorsqu’une entreprise a un simple bureau de représentation commerciale, activer un retrait économique est relativement simple. Plus complexe est la décision de se retirer lorsqu’elle émane d’entreprises dont l’implantation russe est plus significative sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Certaines d’entre elles ont une empreinte industrielle importante dans le pays.
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