Un vétérinaire polonais a déjà sauvé plus de 300 animaux abandonnés ou blessés en Ukraine

Journaliste / Secrétaire de rédaction

A 32 ans, Jakub Kotowicz est vétérinaire non loin de la frontière ukraino-polonaise à Przemyśl. Depuis le début de la guerre en Ukraine, il s’efforce de sauver des centaines d’animaux de compagnie parfois au péril de sa vie. Ses déplacements ont été rendus possibles grâce à l’apport d’un laissez-passer délivré en urgence.
Les Ukrainiens sont particulièrement attachés à leurs animaux de compagnie. Hélas, aux premières heures du conflit, nombreux sont les convois envoyés pour exfiltrer la population qui ont refusé l’accompagnement des amis à quatre pattes provoquant l’abandon, à contrecœur de très nombreux animaux. En outre, si l’invasion de l’Ukraine a déjà engendré un coût humain édifiant, le conflit affecte aussi les animaux de compagnie de la population victime des bombardements.

C’est la chaine américaine CNN qui relayait hier que pour protéger et sauver les animaux, un vétérinaire polonais Jakub Kotowicz, vient de passer ces deux dernières semaines à transporter des bêtes blessées et abandonnées par leurs maîtres. Il est parvenu à ramener en Pologne plus de 350 animaux abandonnés dans les refuges de la ville de Lviv et de ses environs, dans le nord-est de l’Ukraine.
Avec le soutien diplomatique
Peu commune, cette exfiltration animalière a été rendue possible par l’obtention d’un laissez-passer diplomatique qui a permis à Jakub plusieurs voyages entre Lviv et Przemyśl, localité polonaise située à 30 km à peine de la frontière. A Przemyśl, à côté des centres d’accueils pour les réfugiés, les animaux en exil sont accueillis au sein d’espaces vétérinaire où ils sont nourris et soignés par les équipes de la fondation protectrice des animaux ADA, une fondation créée il y a quinze ans par Jakub Kotowicz.
« Tout manque en Ukraine à cause de la guerre, de l’alimentation aux soins vétérinaires, depuis l’invasion russe est devenue catastrophique», explique-t-il via Instagram. Une fois en sécurité, au poste proche de la frontière côté polonais, les animaux sont auscultés puis soignés. Après une phase d’observation et de repos qui peut durer jusqu’à trois mois, ils seront ensuite proposés à l’adoption.

Jakub et son équipe lors de l’arrivée en Pologne. Capture Instagram.
Si certains chats ou chiens, principalement, ont pu suivre leurs maîtres sur le chemin de l’exil, à travers trains et bus ou autres convois, certains autres, particulièrement chanceux, ont déjà retrouvé leurs maîtres ukrainiens réfugiés, comme eux, en Pologne.
Sur les réseaux sociaux, les groupes d’appel à l’aide et au soutien envers les animaux de compagnie ukrainiens se multiplient et se fédèrent même. Il en existe dans chaque pays de l’Union ou presque. Des groupes qui invitent les personnes sensibilisées à faire en sorte de faire un don ou de rassembler croquettes et matériel vétérinaires à envoyer en Ukraine ou aux postes frontières. En Belgique, le groupe #fourpawsforukrain sur Instagram vise aussi la récolte de croquettes, panier, tapis et jouets… en faveur des animaux réfugiés, avec leurs familles, chez nous.
