La Russie est le premier fournisseur de gaz naturel des pays de l’UE. Or, depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou, notre approvisionnement énergétique est menacé et il y a urgence à sécuriser le secteur. Les ambassadeurs des Etats membres siégeant au Comité des représentants permanents auprès de l’Union européenne (Coreper) ont exprimé, ce vendredi 1er avril, un large soutien à la proposition de règlement européen sur le stockage de gaz. Présentée par la Commission européenne le 23 mars dernier, cette initiative législative prévoit d’obliger les pays de l’UE à veiller à ce que les infrastructures de stockage de gaz sur leur territoire soient remplies à au moins 80%.
Face aux menaces répétées de Moscou, les eurodéputés s’accordent sur la nécessité d’activer la procédure d’urgence. La reconstitution des stocks de gaz dans toute l’Union doit commencer dès maintenant. Afin d’assurer la sécurité énergétique de l’Union européenne devant le risque d’une réduction, voire d’un arrêt, des livraisons de gaz russe à l’Europe, la Commission européenne a présenté, le 23 mars dernier, une proposition législative introduisant une obligation qui fixe à 80 % le niveau minimal de stockage de gaz pour l’hiver prochain, lequel sera relevé à 90 % les années suivantes
Dans sa feuille de route du 8 mars dernier visant à réduire la dépendance européenne aux hydrocarbures importés de Russie, Bruxelles signalait que les stocks européens étaient remplis à 30%. Cette proposition de la Commission européenne s’inscrit dans l’objectif de l’UE de réduire de deux tiers dès cette année ses achats de gaz russe, en s’approvisionnant bien avant l’hiver prochain auprès d’autres sources. La mesure fait largement consensus
Les objectifs intermédiaires pour chaque État membre sont fixés pour août, septembre et octobre 2022. À partie de 2023, les États membres doivent veiller à ce que les objectifs intermédiaires pour février, mai, juillet et septembre soient atteints.
Les pays dépourvus de capacités suffisantes devront conclure des accords avec les opérateurs de stockage d’autres Etats. Ainsi, les États- membres qui ne disposent pas d’installations de stockage sont tenus de veiller, sur base d’un mécanisme de partage des charges, à ce qu’un volume de gaz correspondant à au moins 15 % de leur consommation annuelle nationale soit stocké dans d’autres pays de l’UE au plus tard le 1er novembre prochain.
Les dirigeants européens prévoient également de discuter de nouvelles mesures visant à protéger les consommateurs et les entreprises contre la flambée des prix de l’énergie. Si la Commission ouvre la porte à un plafonnement des prix du gaz et de l’électricité, elle prévient que toutes les options sur la table seront coûteuses et risquées pour le climat.
Bruxelles soumettra également mi-mai un plan visant à permettre à l’UE de ne plus avoir recours au gaz et au pétrole russes d’ici 2027, tandis qu’un autre plan prévoit de tripler les capacités du solaire et de l’éolien au sein des Vingt-sept d’ici à 2030.
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