L’Europe consulte les citoyens en matière de sécurité routière à l’étranger

Journaliste / Secrétaire de rédaction

Zéro mort sur les routes d’ici 2050, c’est l’objectif que les autorités fédérale et régionales se sont fixés ensemble dans leur plan « All for zero. Une vision partagée sur la sécurité routière en Belgique ». La Commission Européenne organise en ce moment une grande consultation publique au sujet de l’échange d’informations sur les mauvais conducteurs entre ses différents états membres. Si vous souhaitez faire entendre votre voix, vous pouvez le faire en ligne jusqu’au 20 mai prochain.
Depuis 2013, les États membres de l’Union européenne s’échangent des informations sur les mauvais conducteurs grâce à la directive « Cross border Enforcement ». Cet échange concerne huit types d’infractions dont les excès de vitesse, l’utilisation illégale du smartphone au volant ou encore le franchissement d’un feu rouge.
L’objectif de cette directive est de renforcer les sanctions pour les infractions routières commises en dehors de nos frontières et ainsi mettre fin au sentiment d’impunité sur les routes étrangères, afin de rendre les routes de l’Union européenne plus sûres.
Echange d’infos entre pays européens
À la demande de plusieurs États membres, la Commission européenne a entamé une procédure de révision de cette directive, afin d’échanger des informations sur un plus grand nombre d’infractions routières, et ainsi de rendre les sanctions transfrontalières plus efficaces.
La Belgique plaide en faveur de l’élargissement du champ d’application de la directive, afin que soient échangées des informations sur le plus grand nombre possible d’infractions routières, comme les infractions aux zones à basses émissions (LEZ) ou encore le stationnement dangereux par exemple.
« La sécurité routière est un enjeu qui dépasse les frontières. Avec mes collègues Ministres de la Justice et de l’Intérieur, je veux lutter contre l’impunité face aux comportements dangereux au volant, notamment dans le chef des automobilistes de passage dans notre pays », commente Georges Gilkinet, ministre fédéral de la Mobilité.
Avant de poursuivre. « Certains chauffards profitent du fait d’être en dehors de leurs frontières pour oublier le respect des règles et des autres usagers de la route. La coopération et l’échange d’informations entre Etats européens sont donc une nécessité face aux infractions de la route, pour pouvoir en poursuivre les auteurs. En tant que Ministre de la Mobilité, je soutiens l’extension de ces échanges à un plus grand nombre d’infractions telles que le non-respect des zones à basses émissions, le stationnement dangereux, ou encore les défauts d’assurance. Les Européens ont la chance de pouvoir bouger librement à travers de nombreux pays. Mon souhait est que cette liberté rime aussi avec responsabilité. »
Si vous parcourez les routes d’Europe, la parole est à vous
Après avoir pris le pouls des autorités gouvernementales et des ONG concernées, voilà venir le tour des citoyens européens de s’exprimer sur le thème. Si vous vous rendez régulièrement à l’étranger en parcourant les routes européennes ou si vous travaillez pour une organisation ou une entreprise de transport routier, exprimez-vous !
Rendez-vous sur le site de la Commission Européenne (ici) pour participer à la consultation publique et remplissez le court questionnaire en ligne pour le 20 mai au plus tard.
