La crise énergétique actuelle a mis en évidence une chose : nous devons renoncer aux combustibles fossiles, y compris pour notre mobilité. C'est le défi que relève Neste Corporation, leader dans le domaine des biocarburants en choisissant d’investir dans une nouvelle capacité de production de produits renouvelables à Rotterdam. L’objectif est de lancer la nouvelle unité de production au sein de sa raffinerie dans le courant du premier semestre 2026. Depuis dix ans, les biocarburants renouvelables produits à Rotterdam sont utilisés à la fois pour le secteur des transports et l’aviation et sont aussi disponibles à la pompe dans plusieurs pays européens dont la Belgique.

STRASBOURG. Cela faisait débat depuis quelques jours, en coulisse, car le citoyen lui peut avoir le sentiment qu’on lui impose la décision votée ce mercredi au Parlement européen à savoir la fin des ventes de véhicules thermiques neufs en 2035. Les Eurodéputés entendent par là que toutes les voitures individuelles vendues dans 13 ans soient «zéro émission». Les véhicules hybrides, diesel ou essence resteront accessibles sur le seul marché de l’occasion dans l’UE. Une sacrée révolution pour le marché de l’automobile. Mais l’ensemble des Etats membres seront-ils prêts pour ce basculement à cette échéance ? C’est autre question soulevée entre autres, par le PPE, la droite européenne qui s’alarme déjà des conséquences d’une décision rejetée dans son ensemble par son groupe. Pour le PPE, imposer le « zéro émission » peut condamner tout un pan de l’activité industrielle et pénaliser les consommateurs.

13 ans devant soi pour s’adapter

Plus d’essence, ni de diesel. Le Parlement européen a approuvé ce mercredi 8 juin, malgré une farouche opposition de la droite européenne (PPE), la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des automobiles neuves à partir de 2035, n'autorisant de facto que la vente de véhicules électriques. L’objectif du «zéro émission» a fait l’objet d'une âpre bataille dans l’hémicycle, avec un amendement du PPE (droite pro-européenne et première force au Parlement) proposant de viser plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles en 2035, ce qui aurait permis de poursuivre la vente de voitures hybrides. Mais finalement cet amendement a été rejeté de justesse. En face, les Verts, qui voulaient avancer l’interdiction des moteurs thermiques à 2030, n’ont pas non plus convaincu. Réunis à Strasbourg, les eurodéputés ont validé le texte sur la régulation des émissions de CO2 des voitures et camionnettes, qui s'inscrit dans l’ambitieux plan climat de l’UE, par 339 pour (249 voix contre, 24 abstentions). Ce vote serré détermine la position des eurodéputés avant leurs négociations avec les États membres pour finaliser un compromis. Les voitures représentent 12% des émissions de CO2 dans l’UE.
Imposer le «zéro émission» revient à condamner tout un pan de l’activité industrielle et pénaliser les consommateurs

La fin d’une époque

Le PPE qui appelait à prendre aussi en compte le carbone émis pour la production d’une voiture, a par ailleurs échoué à faire passer un amendement promouvant l’usage de «carburants synthétiques» potentiellement plus écologiques que les fossiles.  «Nous fixons un cap clair à l'industrie en soutenant la fin des moteurs thermiques en 2035, une victoire importante et cohérente avec l'objectif de neutralité carbone pour 2050», puisqu’une voiture roule en moyenne 15 ans, s'est félicité Pascal Canfin (Renew, libéraux), président de la commission Environnement au Parlement. Avec treize ans pour changer l’industrie la plus importante en matière d'emplois en Europe, «l’entrée dans l’électromobilité est une façon de protéger à la fois le climat et les emplois de ce secteur dans le temps», a confirmé l'eurodéputé allemand Michael Bloss (Verts).

La droite européenne inquiète, 13 ans c’est demain

En outre, «la suppression progressive des moteurs à combustion est une opportunité historique de mettre fin à notre dépendance au pétrole», tandis que la production accrue de véhicules électriques contribuera à en abaisser le prix, s'est réjoui Alex Keynes, de l'ONG Transport&Environment. Le PPE qui a logiquement voté contre l’ensemble du texte, s’inquiète des conséquences industrielles. «Imposer le «zéro émission» reviendrait à condamner tout un pan de l’activité industrielle et pénaliserait fortement les consommateurs», a estimé Agnès Evren (PPE).  La droite fustige un texte qui «empêchera de commercialiser des véhicules hybrides performants ou des véhicules utilisant des biocarburants», dont la production pourrait s'avérer moins chère et moins émettrice de carbone que les véhicules électriques.
Imposer de la sorte (...) c’est un peu soviétique comme méthode, non ?!

Et le consommateur dans tout ça ?

Hier soir, sur toutes les chaines d’infos de l’UE, les micro-trottoirs allaient bon train afin de recueillir les réactions des citoyens européens. Si naturellement, nombre d’entre eux, conducteurs ou non d’ailleurs, estimaient la décision de mettre fin à la construction et la vente de voitures thermiques pour 2035 comme étant un beau geste pour le climat, la majorité, dans toute les langues estimaient que les Européens, le peuple des citoyens, auraient pu être consulté par voie de référendum au moins.

C’est l’histoire du combat d’un homme ancré dans son époque, celui d’un homme pour préserver les arbres;  c’est le combat de Thomas Brail. L’homme s’oppose à la décision de la mairie de Paris d’abattre une vingtaine d’arbres aux abords de la Tour Eiffel pour permettre l’installation d’une bagagerie dans le cadre du réaménagement du site du champs de Mars. Depuis une semaine, Thomas vit dans un platane sur le champ de mars et a entamé une grève de la faim depuis samedi.

Une action nécessaire

Fondateur du groupe national de surveillance des arbres (GNSA), Thomas Brail entend préserver la présence des arbres et de forêt dans la ville. Il réclame auprès du gouvernement français et de la Ville de Paris, le renforcement de la protection des alignements d’arbres et l’encadrement des coupes rases de résineux. Perché sur son arbre, au pied de la grande dame de fer, Thomas fait polémique et ça marche. Enfin, un peu. La Ville de Paris vient de faire marche arrière quant au projet de bagagerie prévu à cet endroit. Mais Thomas n’entend pas en rester là. L’activiste, aussi grimpeur et arboriste, a entamé une grève de la faim. Une décision qu’il juge nécessaire. Le grimpeur a déjà reçu le soutien de plusieurs associations dont France Nature Environnement Paris. Depuis une semaine, l’action du porte-parole du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) a déjà eu un retentissement médiatique important. Il s’est perché dans une tente à une dizaine de mètres de hauteur au pied de la Tour Eiffel pour dénoncer l’état des forêts françaises et leur industrialisation. Il exige l’arrêt des coupes rases et demande une révision d’un article du Code de l’environnement censé protéger les arbres d’alignement en ville et sur les bords des routes et qui a vu sa portée réduite suite à l’introduction d’une autre loi votée l’été dernier par la majorité présidentielle.

Un projet controversé

Le dossier n’est par neuf. Il fait polémique depuis plusieurs mois. Des associations de défense de l’environnement, soutenus par les élus écolos au Conseil de Paris et les maires d’arrondissement d’opposition, dénonçaient notamment l’abattage de nombreux arbres sains. Fin avril, suite à une pétition virale, la mairie de Paris avait enclenché une première marche arrière. « Aucun arbre centenaire ne serait abattu au pied de tour la Tour Eiffel », avait alors promis le premier adjoint de la ville de Paris, Emmanuel Grégoire sur Twitter. Mais depuis, c'est le projet de création d’une bagagerie en sous-sol du site qui indigne les opposants.

Dans une note publiée ce 31 mai par l’Agence européenne pour l’environnement, les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l’Union européenne (UE) ont diminué de 11 % entre 2019 et 2020. « Cette réduction a été la plus importante dans l’UE depuis 1990 et les émissions totales de gaz à effet de serre ont atteint leur plus bas niveau depuis 1990 », s’est félicitée l’Agence. Le changement climatique et le déploiement des énergies renouvelables seraient les principaux facteurs de cette diminution conséquente qui ne concerne pourtant ni le secteur du Transport ni celui de la climatisation. Être le premier continent à atteindre la neutralité climatique, telle est la stratégie de l’Union européenne depuis un peu plus de trois ans. En 2020, l’Union européenne s’était engagée à baisser de 20 % les émissions de GES par rapport à 1990. Objectif atteint, donc  à première vue puisqu'en 2020, la baisse globale des émissions  a été de 34 % (par rapport à 1990), soit 1,94 milliard de tonnes d’équivalent CO₂.

BRUXELLES. Selon une étude menée fin mars 2022 par Every Can Counts (ECC) auprès des plus de 16 ans, dans le but d’analyser le comportement des jeunes Européens en matière de recyclage, il ressort que 6 Belges sur 10 trient leurs canettes de boisson à la maison mais en dehors du foyer, cette proportion chute à 3 sur 10. Dès lors, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, ce dimanche 5 juin, ECC lance son « International Recycling Tour », une large campagne de sensibilisation au ramassage de canettes qui, pour la première fois, s'exportera simultanément dans 18 pays européens et à travers le monde. Chez nous, rendez-vous ce dimanche au parc du Cinquantenaire de 13 à 16 heures. Fin mars dernier, l’étude ECC menée via un questionnaire en ligne de 10 minutes auprès des Européens de plus de 16 ans issus de 14 pays a touché 12.802 personnes dont 1.599 en Belgique. Son objectif était d’analyser le comportement des Européens en matière de recyclage. Cette étude révèle que la moitié des Belges sont déterminés à utiliser exclusivement des emballages 100% recyclables.

Trop peu de poubelles à tri dans l'espace public

Le côté positif de ce constat est que la volonté de trier et de recycler est bel et bien présente dans le chef d'une majorité de citoyen mais, dans la pratique, 8 Belges sur 10 déclarent éprouver des difficultés à trouver des poubelles de tri dans l’espace public, de sorte qu’ils ne sont que 37% à trier leurs canettes en dehors de chez eux.
49% des Belges pensent que les emballages de boisson 100% recyclables sont la meilleure solution pour réduire leur empreinte écologique

Favoriser le tri à domicile

Voilà une bonne raison pour ECC de lancer ce 5 juin, journée mondiale de l’environnement, la seconde édition du « International Recycling Tour », une campagne déployée dans 20 pays à travers le monde (Europe et Amérique latine) avec pour objectif de sensibiliser de manière ludique et incitative vacanciers et locaux à trier leurs canettes, emballage nomade par excellence et recyclable à l’infini.

La chaîne de magasins de sport  a choisi de soutenir et d’encourager un comportement plus durable en proposant une solution de location aux festivaliers. Ainsi depuis ce 1er juin, à la veille des grands rendez-vous musicaux de l’été, Decathlon Belgique se lance dans la location de tentes et de matériel de camping pour les festivals. La chaîne de magasins de sport veut ainsi contribuer à la lutte contre les tentes abandonnées sur les terrains de camping des festivals.

Réservez vos tentes en ligne

Qu’on se le dise, dès aujourd’hui, les festivaliers pourront louer en ligne un forfait camping de 16 à 32 euros par jour. Afin de faciliter l’accès à ce service pour les festivaliers, à l’occasion du plus grand festival de rock de notre pays, soit Werchter du 30 juin au 3 juillet prochain, Decathlon Belgique installera un stand de location à la gare de Louvain. Les locataires pourront y récupérer leur matériel de camping et le ramener après le festival. ​

Changer les comportements

Tout le monde a déjà vu les images : à la fin des festivals, les campings sont jonchés de déchets et de tentes abandonnées. Decathlon Belgique entend participer à réduire cette montagne de déchets en faisant un premier essai cette année. ​  « En louant des tentes et des packages de festival à des tarifs avantageux, nous répondons non seulement, en tant que chaîne de magasins de sport, à une évolution dans la mentalité des jeunes, qui préfèrent parfois la location à l’achat, mais nous voulons également inculquer aux festivaliers le sens des responsabilités vis-à-vis de leur matériel. Nous espérons que ce premier test sera apprécié par le public des festivals », commente Quentin Goffart, responsable de la location chez Decathlon Belgique.