Erreurs médicamenteuses : deux députées N-VA veulent rendre obligatoire un schéma de médication complet

Les erreurs médicamenteuses sont les erreurs médicales les plus fréquentes. 80 % de l’ensemble des praticiens font un jour une erreur médicale. Un patient sur dix sera tôt ou tard victime d’un incident médical et plus de 40.000 admissions à l'hôpital sont dues à des erreurs de médication chaque année. Or, 60 % de ces erreurs peuvent être évitées. Les députées N-VA Kathleen Depoorter et Frieda Gijbels ont déposé un projet de loi visant à lutter contre les hospitalisations à la suite d'erreurs de médication en introduisant une surveillance obligatoire des médicaments prescrits au patient et de sa thérapie lorsqu’il sort de l’hôpital.
L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) définit une erreur médicamenteuse comme une défaillance involontaire dans le processus du traitement médicamenteux qui conduit à, ou a le potentiel d’entraîner, un préjudice pour le patient. Il s’agit le plus souvent d’erreurs dans la prescription, la délivrance, le stockage, la préparation et l’administration d’un médicament.
Le coût des erreurs de médication s'élève à 200 millions d'euros par an
Des statistiques effarantes
Selon la dernière étude de l’IMS Health « Report Advancing the Responsible Use of Medicines in Belgium », 42.000 hospitalisations en Belgique sont dues à des erreurs de médication évitables. Ces erreurs représentent donc une préoccupation majeure pour la santé publique. En plus des conséquences sur les patients, ces erreurs entraînent des conséquences économiques importantes. Selon IMS Health, leur coût s’élèvent à 200 millions d’euros par an en Belgique.
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