SIDERURGIE

Les syndicats imposent une belle-mère à Liberty Steel à Liège

D.R.

Lors de l’audience de mardi 17 mai devant la Cour d’appel, les dirigeants de l’entreprise sidérurgique, Liberty Steel Liège-Dudelange, ont informé les magistrats du dépôt des comptes (non certifiés par un réviseur) à la Banque nationale et documenté leur plan d’affaires. Par ailleurs, ils ont aussi annoncé la signature d’un accord avec les syndicats pour la nomination d’un mandataire de justice avec des pouvoirs élargis. Il sera chargé de superviser la relance des activités et le respect des engagements par Liberty Steel. Les syndicats vont proposer de confier la mission à Me Roman Aydogdu. L’avocat avait joué le rôle de médiateur dans le dossier Liberty Steel dans le cadre la Procédure de réorganisation judiciaire (PRJ). La cour d’appel rendra son arrêt ce jeudi 19 mai et dira si elle réforme ou non le jugement du 13 avril prononçant la mise en liquidation de Liberty Steel Liège-Dudelange. Mais on s’achemine vers une réformation, vu les éléments sur la table…

Petite éclaircie indiquant une lueur d’espoir dans le ciel des usines du groupe Liberty Steel à Liège et à Dudelange. Lors de l’audience de mercredi 17 mai devant la cour d’appel de Liège, les dirigeants de la filiale de Gupta Family Group Alliance (GFG Alliance) semblent avoir fait les devoirs qui leur étaient demandés par la justice. Ils ont notamment prouvé le dépôt des comptes de la société à la Banque nationale (BNB), même si ceux-ci n’ont pas été certifiés par un réviseur d’entreprises, la conversion en capital des créances de certaines entités du groupe Liège (Galati/Roumanie, Dudelange/Luxembourg, Ostrava/Tchéquie, etc.) et l’injection de nouveaux capitaux.

Fonds propres négatifs de -54 millions d’euros

Selon nos informations, ces opérations ont permis de ramener les fonds propres, qui affichaient un négatif de près de -54 millions d’euros en mars 2022, dans le vert. Ils ont aussi fait un apport de 3 millions d’euros (de la part de Galati) et procédé à un dépôt d’une enveloppe de 11 millions d’euros auprès d’un notaire, mais Liberty Liège-Dudelange (LLD) ne pourra profiter de cette enveloppe que si la cour d’appel réforme le jugement du 13 avril ayant prononcé la mise en liquidation de la filiale de GFG Alliance.

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