FAILLITE DE HAMON

Faillite de Hamon : Renaud Witmeur, ex-patron de la Sogepa et Fabrice Orban, ex-patron du groupe Hamon auditionnés au parlement wallon

Les explications du ministre Willy Borsus (MR) dans le dossier Hamon ne convainquent pas certains députés. BELGA

Après des heures de débat sur le dossier de la faillite du groupe Hamon, les députés de la Commission Economie du Parlement wallon ont convenu, mardi 20 septembre, d’auditionner Renaud Witmeur, ancien président du comité de direction de la Sogepa, bras financier de la Région wallonne et Fabrice Orban, ancien CEO de l’ex-fleuron de l’industrie wallonne. L’audition d’autres acteurs du dossier comme le président de la Sogepa, Laurent Levaux n’est pas exclue. Les députés veulent faire toute la lumière sur une faillite qui aura coûté près de 111 millions d’euros au budget wallon. Quant au rapport promis par le ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR), il devrait être validé par le conseil d’administration de la Sogepa ce vendredi 23 septembre et sera transmis dans la foulée aux députés wallons. Mais des voix s’élèvent pour dénoncer déjà une « mauvaise comédie qui ne permettra pas de faire la lumière sur le dossier. Je n’attends rien de ce rapport à partir du moment où ils ont eu un mois pour le relire et le censurer à la Sogepa », dit André Antoine (Les Engagés).

Le dossier de la faillite du groupe Hamon a encore occupé une bonne partie des débats à la Commission Economie au Parlement wallon. Il faut dire que la débâcle du groupe wallon, basé à Mont Saint-Guibert (Brabant wallon) et spécialisé dans des systèmes industriels de récupération de la chaleur, de refroidissement, de dépollution de l’air et de captation de carbone, a coûté plusieurs dizaines de millions d’euros au budget régional. Par conséquent, les députés veulent faire la lumière sur le dossier. Ce qui vaut au ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR) d’être en lis sur le gril mardi 20 septembre.

Rapport validé le 23 septembre à la Sogepa

Pressé de questions par des  députés de l’opposition, en particulier de l’ancien ministre, André Antoine (Les Engagés) et du chef de groupe PTB au Parlement wallon, Germain Mugemangango, le vice-président de l’exécutif régional a tenté de dompter la charge. Mais sa prestation n’aura pas tellement convaincu. Car depuis que le dossier est porté devant les députés wallons, Willy Borsus lâchait un bout d’informations nouvelles suscitant encore plus la curiosité des élus régionaux et leur frustration devant un exercice de transparence limitée. C’est ainsi qu’on a appris hier le consultant E&Y avait rédigé, en 2019, un rapport qui n’était pas si positif que ça pour Hamon.

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