Les événements se sont déroulés mercredi soir après 20h00 dans la Sijslostraat à Waardamme, une section de la commune d’Oostkamp, près de Bruges. Deux fillettes, Ona (5 ans) et Maud (huit ans) ont été tuées par leur père, Chris V. L’auteur présumé des faits avait annoncé son acte et exprimé ses regrets sur les réseaux sociaux quelques heures plus tôt. « Je suis désolé. Mon beau-père a tout détruit », avait-il publié sur Facebook. L’homme aurait tenté de se suicider juste après les faits. Une cellule psychologique a été mise sur pied pour la famille, les camarades de classe des victimes et le personnel de l’école que les fillettes fréquentaient. Au-delà de l’effroi, que se passe-t-il dans la tête de ces parents qui les conduit à commettre l’indicible ? Derrière les questions, auxquelles devront répondre le parquet de Flandre occidentale et les psychiatres désignés, se dessine sans doute, aux confins d’un point de rupture psychologique sur fond de mal-être et d’incompréhensions, la thèse d’un « suicide altruiste ».

Le Code pénal belge date de 1867. Après des tentatives répétées pour le réformer au fil des décennies, début novembre, le projet de nouveau code a été approuvé en première lecture au conseil des ministres. Le Code pénal actuel est basé sur la morale du XIXème siècle. Cette proposition est censée s’adapter au XXIème siècle pour offrir un nouveau cadre qui prend en compte les normes sociétales actuelles. Les 1.030 pages vont à présent être soumises au Conseil d’Etat pour un nouvel avis. Sur cette base, les textes seront adaptés si nécessaire et rediscutés au sein du gouvernement. Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne espère pouvoir  présenter la proposition de nouveau code pénal au Parlement l’année prochaine. Elle s’est fait connaître par le grand public dans le documentaire « Ni juge, ni soumise ». Sans filtre, elle est réputée parler cash. Nous avons rencontré la magistrate Anne Gruwez dans l’intimité de sa maison bruxelloise. Elle nous livre, avec son impertinence habituelle, son ressenti sur la proposition de révision en l’état actuel.L-Post : Que pensez-vous des nouveaux textes en projet ?J’ai toujours eu un sérieux problème avec la correctionnalisation. L'article 13 de la Constitution dispose que « nul ne peut être distrait, contre son gré, du juge que la loi lui assigne » . Or, avec le mécanisme de la correctionnalisation, le parquet général fait un peu comme il le souhaite et vous avez des individus qui échappent aux assises par une décision subjective. Ce n’est pas sain.

Une manifestation nationale contre les violences visant la police sera organisée le lundi 28 novembre prochain à Bruxelles, ont décidé les syndicats de policiers à la suite de l’attaque au couteau perpétrée à Schaerbeek et qui a coûté la vie à un policier. La violence contre la police est inacceptable, a indiqué le front commun syndical. Les syndicats exigent également davantage de respect pour la police de la part du gouvernement fédéral et de la justice. La circulaire « tolérance zéro » pour les actes de violence à l’encontre des policiers ne fonctionne pas. Il n’y a pas eu d’erreur humaine ou de faute à pas de chance. Le tableau de bord n’a pas clignoté. Et pour cause. Le cumul d’erreur réside dans le système. La démission de Vincent Van Quickenborne est réclamée. Thierry Belin, secrétaire du syndicat national du personnel de police (SNPS), nous explique pourquoi cette circulaire ne refroidit par les ardeurs des candidats à la violence.

Grande figure de la lutte antiterroriste, légende dans le microcosme judiciaire, réputée coriace, Isabelle Panou a quasiment instruit seule l’affaire des Attentats de Paris pour ce qui concerne le volet belge du dossier. Durant le procès, la magistrate a déposé deux fois, sur requête de la défense, devant la cour d'assises spéciale de Paris. « Dans ce dossier exceptionnel, tout le monde s’est adapté », avait-elle déclaré pour contrer les « manquements belges » décriés. Salah Abdeslam, Osama Krayem, Sofien Ayari, Mohamed Abrini, Mohamed Bakkali, douze des quatorze présents à l’audience sont passés dans son cabinet. Car si les attaques ont été perpétrées à Paris, épicentre des tueries, les assaillants, comme les logisticiens, sont majoritairement des belges ayant fomenté leur coup au départ de Bruxelles. Elle revient pour nos confrères de Mediapart sur ce pan d'histoire judiciaire récent dont elle fut l'une des investigatrices principales pendant près de cinq ans, saisie de l’instruction dès le matin du 14 novembre 2015. Nous en reproduisons ici quelques extraits concernant le volet belge du dossier.Pourquoi l’enquête s’oriente-t-elle aussi rapidement vers la Belgique le jour même ? Les voitures des terroristes, louées dans les environs de Bruxelles et le GSM retrouvé dans une poubelle à l’extérieur du Bataclan. Dans le téléphone, un message donne, depuis la Belgique, le top départ de la tuerie. Le premier volet, extrêmement important, des investigations a été réalisé par les autorités françaises, mais ces nouveaux éléments nécessitaient notre intervention.

Fichés S, ils sont connus des services de renseignement. Aucun n’a prêté allégeance à un groupe terroriste et aucun groupe ne les a reconnus comme membres. Quand ils sont visibles, les signes précurseurs de leur radicalisation s’expriment par le biais des réseaux sociaux. Lors du...

Ce jeudi 10 novembre, vers 19h15, rue d’Aerschot à Schaerbeek, deux policiers en patrouille ont été attaqués par un individu armé d’un couteau. Un jeune policier de 29 ans est décédé, un autre est blessé. L’auteur de l’attaque s’était présenté dans la journée au commissariat d’Evere pour annoncer son intention de passer à l’acte. Si une personne présente un danger aigu et grave pour elle-même ou l’ordre public, la police, après avoir pris contact avec le magistrat de garde, peut entamer une procédure d'admission forcée en psychiatrie, dite procédure de Nixon. Celle-ci aurait été refusée. Or, l’auteur des faits était déjà connu des services de police pour des faits de violence et se trouvait sur la liste de l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM). Comment ce drame a-t-il pu se produire ? Thierry Belin, secrétaire du syndicat national du personnel de police (SNPS), dénonce une police fédérale en faillite virtuelle depuis des mois et pointe la responsabilité du ministre Vincent Van Quickenborne (Open VLD) dans la gestion de son cabinet. Claude Moniquet, expert en terrorisme fustige aussi un cumul d’erreurs impardonnables. Pour l’un comme pour l’autre, la responsabilité est politique.
Le monde politique porte une responsabilité énorme dans l’assassinat de Thomas et dans tous les autres qui l’ont précédé.

L’entreprise est nettement moins connue que ses concurrents TotalEnergies ou Shell. Elle a bâti sa légende loin des projecteurs et des médias. Perenco est la première compagnie pétrolière indépendante d’Europe et la seconde en France. Et pourtant, elle exploite plus de 3 000 gisements de pétrole dans 14 pays à travers le monde et possède, notamment, la plus grande exploitation onshore du Vieux continent, ainsi que plusieurs plateformes gazières en mer du Nord. Des ONG assignent le groupe familial français pour atteintes à l'environnement en République démocratique du Congo (RDC). La pétrolière européenne est accusée de pollution, de violations des droits humains et de dissimulation de ses avoirs dans des paradis fiscaux, des faits dévoilés par Investigate Europe et le média Disclose qui ont recensé pas moins de 167 affaires de pollution dans divers pays.

Alors que l’on se dirige vers une suppression du cash, que la crise énergétique fouette tous les secteurs de l’économie, des dizaines d’entreprises sont devenues les non grata du système bancaire, laissées au bord de la route en ne leur permettant pas d’avoir le droit fondamental à un service bancaire de base, comme c’est le cas pour les particuliers. De rebonds en sursaut, il est en effet attendu depuis plus de deux ans, la loi le prévoyant votée par le parlement le 8 novembre 2020 étant dans l’attente de son arrêté-royal d’exécution, carence fautive pour laquelle l’Etat belge a par ailleurs été condamné. Un nouveau projet de loi a été adopté le 22 septembre dernier. Son arrêté-royal d’exécution se fera-t-il lui aussi attendre ? Apparemment non. Il devrait être publié pour la fin de cette année, nous confirme le cabinet de Pierre-Yves Dermagne, Vice-premier ministre et ministre de l’économie et du travail. C’est la fin espérée d’une saga et une bonne nouvelle pour les entrepreneurs.

Depuis le récit sur Tiktok en octobre dernier d'une supposée tentative d'enlèvement à Marseille, une rumeur concernant de présumés kidnappeurs et voleurs d'organes qui séviraient dans plusieurs villes de France se répand sur les réseaux sociaux. Des femmes « avec une poussette et un enfant » aborderaient des inconnu(e)s pour leur demander de leur acheter du lait en poudre pour le bébé, pour en fait les kidnapper. Pourtant ces accusations ne sont corroborées ni par la police ni par la gendarmerie françaises. Aucune source fiable ne vient accréditer cette thèse. Ces récits font écho à des légendes urbaines circulant depuis des années et régulièrement réactivées. Par ailleurs, si le trafic d'organes est une réalité, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les victimes sont essentiellement des populations très vulnérables majoritairement issues de pays en développement et de zones de conflits ou de transits migratoires. Itinéraire d’une fake news potentiellement néfaste au vrai problème du trafic d’organes.Déjà en 2018, la rumeur était partie d’une story postée sur Instagram propageant l’histoire d’une jeune femme qui se serait réveillée au lendemain d’une soirée festive à Paris, nue dans une baignoire remplie de glaçons, des pansements dans le bas du dos. Après avoir été opérée d’urgence à l’hôpital, elle aurait alors compris que ses deux reins lui ont été volés.A nouveau, depuis le 22 octobre dernier, le buzz repart sur les réseaux sociaux. Si certains se montrent sceptiques, d'autres paniquent et invitent, entre autres les femmes, à ne plus sortir seules le soir. Mais rien ne vient confirmer les faits rapportés.
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