L’essor des gîtes touristiques, le succès croissant des plateformes de location en ligne telles qu’Airbnb et la croissance du nombre de résidences secondaires ont profondément modifié l’utilisation des logements. La Conférence Permanente du Développement Territorial (CPDT) vient de publier une étude sur l’impact de l’habitat non permanent en Wallonie rurale, révélant une hausse de 10% des logements touristiques entre 2019 et 2023. Une croissance qui entraîne des pressions sur l’accès au logement local et le marché immobilier, et qui nécessite des mesures de régulation. Cependant, depuis fin janvier 2023, une nouvelle réglementation urbanistique encadre désormais  la création d'hébergements touristiques en Wallonie. 

Un phénomène sous-estimé

L’utilisation touristique des biens résidentiels notamment dans les campagnes wallonnes engendre diverses pressions, notamment une difficulté croissante d’accès à un logement abordable et une perte de quiétude pour les résidents locaux. Jusqu’à présent, une analyse précise du phénomène à l’échelle de la Wallonie faisait défaut désormais comblée.  En effet, la CPDT, plate-forme multidisciplinaire de recherches, de formations et d’échanges créée par le Gouvernement wallon en 1998, vient de réaliser un premier état des lieux qui démontre que la Wallonie rurale n’a pas échappé à cette expansion d’un habitat qualifié de non permanent (HNP).
Certaines communes comptent plus de lits touristiques que d’habitants.

PARIS. Agée de 80 ans, l’artiste, auteur et interprète Françoise Hardy s’est éteinte hier soir, après un long combat contre la maladie (un cancer du pharynx contracté en 201). L’idéal féminin des « yé-yé », maman de Thomas Dutronc, aura a traversé toutes les générations en imposant un style, le sien, un profil longiligne et sérieux, une mélancolie élégante, douce-amère, une nostalgie poétique qu’elle savait si bien écrire et interpréter. « Maman est partie. » C’est sobrement, presque discrètement, par ces mots, suivis de cœurs, que Thomas Dutronc, le fils de Françoise Hardy et Jacques Dutronc, informait hier soir sa communauté Instagram de la disparition de sa maman, Françoise Hardy qu'il chérissait tant. Elle laisse derrière elle un répertoire nostalgique, pop-poétique, mélancolique et tendre. L’artiste nous a dit « Adieu » et s’en allé rejoindre les icônes de la chanson française, celles d’une époque aussi. Une disparition qui bouleverse ses fans et ses proches, à commencer aussi par son ancien compagnon, Jacques Dutronc.

Si Belgotech, entreprise wallonne spécialisée dans l’électricité industrielle et la fabrication d’armoires électriques est encore méconnue et pourtant, la société basée en province de Liège est l’un des leaders internationaux dans son domaine. Elle exporte  son savoir-faire aux quatre coins du monde (Finlande, Brésil, Inde, Guinée, Afrique du Sud,...) et jusqu’à l'île de Nauru en Océanie. En vingt ans, Belgotech s’est fait un nom et une belle réputation en exportant un savoir-faire belge reconnu. Aujourd’hui, Laura Warnant devient la nouvelle CEO de Belgotech et a le projet de doubler, d’ici 7 ans, les activités et le chiffre d’affaires de l’entreprise. Fondée il y a tout juste 20 ans par Ludo Moeyersoms et Jean-Brice Radu, Belgotech est spécialisée dans l’électricité industrielle et plus spécifiquement dans la fabrication d’armoires électriques, depuis l’étude jusqu’à la réalisation. Basée en province de Liège, l’entreprise fournit tous types de secteur et est l’un des leaders de l’exportation d’armoires électriques. La société qui compte 35 personnes, se distingue par la qualité de sa production répondant aux exigences de qualité et de sécurité les plus strictes mais aussi par la pertinence de ses études, son expérience multi-secteur, une approche personnalisée et un excellent service-client.

« Les Engagés sont le vainqueur moral de ces élections » a lancé ce dimanche soir, Maxime Prévot, président des Engagés, visiblement très heureux du pari fou qu’il avait lancé à ses militants voilà cinq ans en promettant qu’il ferait beau demain. Et ce n'est pas faux. On les disait morts et enterrés, désuets même les Engagés. Mais tel un Phénix, le parti du centre a redéployé ses ailes pour redevenir la troisième force politique du sud du pays, susceptible même de jouer des partenaires de choix et non plus les seconds couteaux aux côtés d’un parti libéral bon vainqueur des scrutins partout et à tous les échelons. Du nord au sud, les Belges ont viré à droite ou maintenu la distance. L'heure est au renouveau, une fois n'est pas coutume. Les majorités vont changer, quelles-seront-elles?  Seule l'avenir proche devrait nous le dire, même si on peut jouer au devinette. C'est en tout cas ce qu'à promis, ce soir, l'heureux président du MR, Georges-Louis Bouchez, il a fait la promesse  de se mettre au travail dès ce lundi.  On attend de voir.  [caption id="attachment_53737" align="alignnone" width="635"] Le patron du MR, 1er parti francophone du pays pour la première fois laisse éclater sa joie mais ce lundi, il a promis qu'il se mettait au travail! Capture d'écran[/caption] Une majorité bleu et turquoise en Wallonie sans les socialistes pas même Ecolo? Rêvons un peu à quoi demain, pourraient bien ressembler nos gouvernements? Qu'il soit fédéral, régional et communautaire, évidemment, car de ce scrutin sortira aussi la nouvelle formation politique en Fédération Wallonie-Bruxelles, celle pour laquelle le citoyen ne se prononce pas directement.

Fin du « tourne à gauche » 

Et oui, le pays à viré à droite. Au nord, on le savait déjà. Mais au sud, cela se faisait plus rare. Et pourtant, ce dimanche, à la Chambre, au moment d'écrire ces lignes, les Engagés ont su conserver leur 15 sièges avec 6, 25% des suffrages et les citoyens leur ont offert un bond de +10 % des voix au Parlement de Wallonie atteignant les 21%, juste derrière les socialistes. Quant au parti de Georges-Louis Bouchez, il remporte 29% des suffrages au Parlement wallon, soir un bond de + 8% par rapport aux élections de 2019 et devient aussi le premier parti francophone ( c'est historique!) du pays à la Chambre avec un peu plus de 9% gagnant en même 5 sièges de plus, soit 24 au total. C’est à lui que reviendra dès demain de pouvoir négocier. Mais avec qui ? Les portes sont ouvertes, et certaines plus que d’autres, cela parait évident.

Une claque aux Verts et une punition au PS

Sans véritablement recevoir la gifle que certains espéraient, et avec 6,86 %, le PS ressort déplumé  aussi de quelques sièges, passant de 20 à 16 sièges,  de ces élections, preuve, qu’on qu’il en dise que le bilan de la dernière législature n’a pas suffi à (re)convaincre tout le monde aveuglément. A ses côtés, Ecolo avec à peine 2,78 % et la perte de 9 sièges sur 13 et même Groen, dans une certaine mesure, avec 4,70 % et qui conserve 6 sièges sur les 8 précédemment occupés, sont les grands perdants de ce scrutin 2024. Des Verts qui perdent partout. Au Parlement wallon, ils subissent la claque  avec -7 % des voix et autant de sièges,  soit la moitié de leur record en 2019 (14%).

AMBIANCE. A Bruxelles où l’on votait de façon électronique, le devoir citoyen a pris du retard à Bruxelles-Ville, Laeken, Neder-Over-Heembeek, Anderlecht, Woluwe-Saint-Lambert ainsi qu’à Schaerbeek. Les électeurs qui, lors de la fermeture théorique des bureaux de votes électroniques à 16h, n’avaient pas pu voter pour cause de files d’attente ont été autorisés à voter malgré tout. Ces files votes à la queue leu leu liés principalement au grand nombre de primo-votants dans la capitale selon les dires du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, et non liés à des problèmes techniques, liés eux au vote électronique, même si ceux-ci perdure à Woluwe-Saint-Lambert.

Nombreux sont les Wallons qui ont été surpris ce matin en se rendant aux urnes, à Liège ou en province de Namur pour ne citer qu'el [caption id="attachment_53691" align="alignnone" width="700"] [media-credit name="LPost" align="none" width="700"]Elections[/media-credit] On votait ce dimanche partout dans le pays pour les scrutins fédéral, régional et européen.[/caption] les, où l’on s’était habitué, malgré soi, au vote électronique depuis 1991 dans un certain nombre de villes. En effet, ce dimanche, trois bulletins de vote colorés, judicieusement pliés en quatre, ont été distribués aux électeurs. Fini le vote électronique ? Oui en Wallonie sauf en Communauté germanophone, en tout cas cette fois-ci. Qui sait demain? Une décision de la Région. La raison est elle principalement économique.   Retour au vote papier, comme un air de marche arrière ce matin pour les trois élections prévues ce dimanche pour l’ensemble des Wallons, excepté un certain nombre de citoyens germanophones.  A Bruxelles et en Flandre, par contre, nombreuses sont les communes à avoir pu continuer à  utiliser le vote électronique, devenu à la mode presque partout depuis 2009. La raison  des raisons  est en grande partie économique et fait suite à une décision de la Région bien que la compétence de l’organisation pratique des élections demeure fédérale hormis l’organisation des élections communales et provinciales.  

Pratique différente selon que vous soyez wallons ou flamands

Ainsi, ce dimanche, la disparité était de mise en matière de vote. 187 communes belges, soit 159 flamandes, les 19 communes bruxelloises et les 9 communes germanophones votaient de manière électronique tandis que toutes les communes wallonnes et 141 communes flamandes ont voté par bulletin papier. On le sait, le vote électronique avait ses détracteurs depuis son lancement en 1991. Et depuis 2015, les parlementaires wallons Ecolo réclamaient le retour au vote papier. Néanmoins, beaucoup d’électeurs ce matin ont bien été surpris de ce rétropédalage et du retour du gros crayon rouge, négligemment suspendu au-dessus du pupitre dans l’isoloir. Au SPF Intérieur, au cabinet Verlinden, bien qu’on insiste encore sur la totale sécurité du vote électronique, on a tenu a rappelé que l’idée de voter partout en Wallonie via le bulletin papier est une initiative de la Région. En Communauté germanophone, devenue autonome en matière d'organisation des élections, le vote électronique est maintenu et apparemment, ça roule.

Depuis jeudi et jusqu’à demain soir, on vote au sein de l’Union. Et là où le vote n’est pas obligatoire, soit dans 23 pays sur 27,  l’enjeu de la participation aux élections européennes est d’autant plus important car il faut mobiliser les citoyens à se rendre dans l'isoloir. Lors de ces élections européennes, 720 députés seront élus au Parlement européen. Le nouveau Parlement comptera donc 15 députés de plus que le Parlement sortant, composé de 705 députés. Et plus que jamais, des acteurs de la société civile encouragent à se rendre aux urnes à travers toute l’Union. Des jeunes volontaires, des groupes paneuropéens de la société civile et des entreprises mondiales se sont associés à la campagne #UtilisezVotreVoix pour  ce scrutin européen. Des personnalités du monde des affaires et de la culture et des organisations à but non lucratif européennes se sont jointes à la campagne pour sensibiliser à l’importance des élections et encourager les citoyens de toute l’UE à se rendre aux urnes. Depuis des semaines, 898 cinémas dans l’ensemble de l’Union se sont engagés à diffuser la vidéo de la campagne européenne #UtilisezVotreVoix avant les projections. Le moment est arrivé, demain, chacun dans son coin, il nous faudra nous prononcer. A la Une de la presse française et allemande, pour ne citer qu’elles, ce samedi, le « Moment européen » rempli les colonnes. Chez nous aussi, dans une moindre mesure puisque ce scrutin s’accompagne d’autres élections toutes aussi cruciales pour l’avenir du pays et des régions. Mais ne négligeons pas ce scrutin européen qui touche les 27 pays de l’UE depuis jeudi. Lors du scrutin de 2019, 751 députés avaient été élus, soit le nombre maximal possible en vertu du traité sur l’Union européenne en la matière). Après le retrait du Royaume-Uni de l’UE, 73 députés élus ont quitté le Parlement européen. Le 1er février 2020, 27 députés supplémentaires issus de 14 États membres ont pris leur place.

Sensibiliser les citoyens plus que jamais

Alors que le vote n’est obligatoire (aussi aux européennes) dans quatre États membres uniquement (Belgique, Luxembourg, Bulgarie et Grèce) et s’applique à la fois aux ressortissants nationaux et aux citoyens de l’Union non nationaux inscrits. Ailleurs, il est utile de mobiliser et sensibiliser les populations. A noter qu’en Grèce, le vote n’est pas obligatoire pour les électeurs âgés de 70 ans et plus, pour les résidents vivant à l’étranger ou pour les électeurs se trouvant à plus de 200 km de leur bureau de vote le jour des élections. Dès lors, plus de 500 organisations paneuropéennes et bien d’autres au niveau national ont promu la campagne #UtilisezVotreVoix sur leurs réseaux, via leurs propres campagnes ou de leurs médias sociaux.  La campagne « Je compte, je vote » lancée par Save the Children comprend une vidéo LinkedIn et des ressources visuelles pour encourager à aller voter. The European Association for Local Democracy (ALDA) a lancé sa campagne « TALE – Take the Lead in the EU Elections », afin d’encourager la participation électorale. Alors que la campagne électorale se termine, le film « Utilisez votre voix », qui souligne l'importance du vote et de la démocratie, a été visionné plus de 504 millions de fois ( chiffre au 2/06). Ce court documentaire est un élément essentiel des actions d’information électorale du Parlement et présente des témoignages de personnes âgées de différents pays de l’UE qui transmettent leur expérience de la démocratie aux nouvelles générations et soulignent que la démocratie et le vote ne peuvent être considérés comme acquis. (voir ici https://elections.europa.eu/video/fr/)

Le pouvoir de voter, symbole d'une liberté acquise

De son côté, le Conseil européen sur les réfugiés et les exilés a lancé la campagne #EUisU + Vote EP 24, avec une chanson et des vidéos de citoyens encourageant les gens à voter. Le projet « eurVote eurFuture » de Democracy International dans dix pays vise à mieux faire connaître les élections au Parlement européen au moyen d’événements, de brochures d’information et de vidéos pratiques destinées aux nouveaux électeurs.

C’est le Jour J, le D Day, celui du débarquement des Alliés en Normandie, c’était le 6 juin 1944. Ce jour-là, 156 000 soldats débarquent en Normandie. Cette opération nommée Overlord est célébrée chaque année mais elle en 2024, une importance particulière. 80 ans se sont écoulés. Ce moment d’histoire qui fut le point de départ de la libération du continent face au joug nazi a fait l’objet, depuis des décennies, d’un nombre incommensurable de livres, de films, de reportages, d’enquêtes et a vu aussi la naissance de nombreux musées et mémoriaux en Normandie et ailleurs. Les clichés de jour J ne manquent pas non plus, immortalisés notamment alors par un certain Robert Capa embarqué aux côtés des soldats. A l’heure des commémorations historiques, l’heure est au souvenir, à l’émotion en présence des derniers vétérans. Et si on ne nous pas tout dit, certains ouvrages racontent ce qu’on ne savait pas. Retour sur un jour qui a changé pour toujours le cours de notre histoire européenne. Courseulles-sur-Mer, Sainte-Mère l’église, Omaha, Utah, Sword, Gold et Juno Beach, Arromanches, Caen…Ces nom résonnent malgré nous comme un souvenir que nous n’avons pas vécu mais que tout le monde connait ou devrait connaitre.